Le plan de M. Mladic accueilli avec précaution [FR]

Les ministres européens des affaires étrangères souhaitent davantage de mesures immédiates de la part de la Serbie mais saluent l'intention de Belgrade de coopérer avec le tribunal international de La Haye.

Les ministres européens des affaires étrangères souhaitent davantage de mesures immédiates de la part de la Serbie mais saluent l’intention de Belgrade de coopérer avec le tribunal international de La Haye.

Le Premier ministre serbe, Vojislav Kostunica, a présenté un ‘plan d’action’ le 17 juillet 2006 à Bruxelles. Celui-ci devrait aboutir à l’arrestation du général Ratko Maldic, ainsi que de l’ancien dirigeant serbe de Bosnie, Radovan Karadzic.

Belgrade souhaite relancer au plus vite les négociations avec l’UE sur un accord de stabilisation et d’association, considéré par beaucoup comme la première étape sur la voie de l’adhésion. Les pourparlers avaient été suspendus par Bruxelles en mai 2006.

Malgré un enthousiasme mesuré, les ministres européens des affaires étrangères n’ont pu que saluer le plan d’action de Belgrade destiné à renforcer sa collaboration avec le tribunal de La Haye. 

Selon le ministre finlandais des affaires étrangères, Erkki Tuomioja, « le plan d’action donne de très bonnes bases pour poursuivre notre coopération […] Il doit être complété par la suite et sa mise en oeuvre doit commencer immédiatement ». Le commissaire à l’élargissement, Olli Rehn, a exprimé sa satisfaction, espérant que ce plan puisse mener à l’arrestation de Ratko Mladic. Cependant, il a également précisé qu’un plan n’était pas une fin en soi et que le plus important était les résultats. 

Ben Bot, le ministre hollandais des affaires étrangères, s’est montré quant à lui beaucoup moins diplomate : « Nous verrons, ils l’ont dit tellement souvent. Je les ai déjà entendu dire à plusieurs occasions qu’ils allaient arrêter Mladic dans une semaine ou dans quinze jours. J’attends toujours ».