Le Premier ministre grec appelle Ursula von der Leyen à revenir sur certaines mesures écologiques

Dans une lettre adressée à la présidente de la Commission européenne, le Premier ministre grec, Kyriákos Mitsotákis, demande de relancer les investissements dans les infrastructures gazières et de limiter les réglementations en matière d'émissions carbones en Europe.

EURACTIV.com
EU Leaders Convene At European Council Meeting In Brussels
Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, et Kyriákos Mitsotákis, Premier ministre grec, assistent à une réunion du Conseil européen le 19 décembre 2024 à Bruxelles, en Belgique. [Pier Marco Tacca/Getty Images]

Dans une lettre adressée à la présidente de la Commission européenne, le Premier ministre grec, Kyriákos Mitsotákis, demande de relancer les investissements dans les infrastructures gazières et de limiter les réglementations en matière d’émissions carbone en Europe.

Kyriákos Mitsotákis a écrit ce mardi 14 janvier à Ursula von der Leyen, qui est comme lui issue du Parti populaire européen de centre droit, pour tirer la sonnette d’alarme sur les prix élevés de l’énergie.

La lettre, consultée par Euractiv, contient des suggestions déjà connues pour faire face aux prix élevés de l’électricité, comme plus d’interconnexions et une approche européenne de la planification du réseau.

Mais le Premier ministre grec va encore plus loin.

Reconnaissant que « nous nous concentrons à juste titre sur un monde où le gaz jouera un rôle moins important », Kyriákos Mitsotákis note toutefois que « nous dépendrons du gaz pendant [encore] au moins deux décennies ». Dans ce cadre, il appelle à ce que les entreprises européennes soient « habilitées » à investir dans des projets et des infrastructures gaziers.

Le Grec souligne également l’importance des contrats qui « garantissent l’accès de l’Europe » à l’approvisionnement mondial en gaz.

En ce qui concerne l’environnement, Kyriákos Mitsotákis suggère que les États membres de l’Union européenne (UE) aient la possibilité de choisir leurs propres objectifs climatiques.

Il s’agirait d’une affaiblissement de la législation européenne actuelle, qui fixe pour chaque pays un objectif spécifique de réduction des émissions dans des secteurs tels que les transports, les bâtiments et l’agriculture, qui représentent collectivement 60 % des émissions de l’UE.

[Édité par Alice Bergoënd]