Le soutien à l’indépendance de la Catalogne tombe à un niveau historiquement bas

Le soutien des citoyens catalans à une hypothétique future indépendance de la Catalogne du reste de l’Espagne est tombé à 40 %, un niveau historiquement bas ces dernières années.

EFE avec EURACTIV.com
Carles Puigdemont presenta su candidatura a las elecciones del 12 de mayo en la localidad gala de Elna
L’avocat du leader séparatiste, Gonzalo Boye, a insisté vendredi sur le fait que « tout s’est déroulé comme Carles Puigdemont l'avait préalablement prévu », car « il n’avait pas prévu d’être arrêté » jeudi. [EFE/David Borrat.]

Le soutien des citoyens catalans à une hypothétique future indépendance de la Catalogne du reste de l’Espagne est tombé à 40 %, un niveau historiquement bas ces dernières années. D’après un sondage officiel publié jeudi (18 juillet), 53 % se sont même déclarés opposés à l’indépendance de la riche région espagnole.

Selon le sondage réalisé par le gouvernement régional de Catalogne (Generalitat), il s’agit du niveau de soutien à l’indépendance le plus bas depuis 2015, date du premier sondage officiel de ce type.

L’enquête réalisée par le Centre d’études d’opinion (CEO) de la Generalitat a été menée sur la base de 2 000 entretiens entre le 10 juin — la veille de l’entrée en vigueur de la très controversée loi d’amnistie graciant environ 300 séparatistes catalans impliqués dans des activités illégales commises entre 2011 et 2023 — et le 8 juillet.

Par rapport à la précédente enquête de ce type, le pourcentage de citoyens de Catalogne (8 millions d’habitants) favorables à l’indépendance a baissé de deux points.

L’opposition à l’indépendance a progressé de deux points pour atteindre un niveau record, la différence la plus importante étant en faveur de l’indépendance par rapport à 2015 avec 13 points de plus selon l’étude.

En ce qui concerne le soutien ou le rejet lié à l’idéologie politique, le « oui » à l’indépendance est majoritaire parmi les électeurs du parti indépendantiste catalan de droite Ensemble pour la Catalogne (JxCat), dirigé par l’ancien président catalan Carles Puigdemont, avec 91 %.

Le parti est suivi par la plateforme séparatiste de gauche radicale Candidatura de Unidad Popular (CUP) avec 80 %, le parti séparatiste de gauche radicale Gauche républicaine de Catalogne (ERC) avec 75 % et le parti séparatiste d’extrême droite Aliança Catalana avec 56 %.

De leur côté, les partis anti-indépendantistes se situent principalement à gauche.

Le parti de gauche Catalunya en Comú est le premier à rejeter cette possibilité avec 62 %, suivi par le groupe des abstentionnistes (62 %), les électeurs du Parti socialiste de Catalogne (PSC/S&D), vainqueur des élections régionales anticipées du 12 mai, avec 80 %.

En revanche, le parti d’extrême droite VOX s’oppose à l’indépendance de la Catalogne à 90 %, et le Partido Popular (PP/EPP) de centre droit, principale opposition parlementaire à la coalition gouvernementale progressiste du PSOE et de Sumar (La Gauche), à 96 %.

Quant à la relation entre la Catalogne et l’État espagnol, 34 % des personnes interrogées ont répondu qu’elles préféraient que la Catalogne soit une communauté autonome (comme elle l’est actuellement), 31 % qu’elle soit un État indépendant, 22 % qu’elle soit un État au sein d’une Espagne fédérale et 7 % qu’elle soit une région d’Espagne, révèle l’enquête.