Le succès de la présidence tchèque du Conseil de l’UE

Après la présidence tchèque du Conseil de l’UE, le ministre tchèque des Affaires européennes a qualifié les six mois à la tête de l’institution de « succès » et affirme qu’il s’agit d’une preuve que le pays n’est pas un simple satellite de la Hongrie.

EURACTIV République tchèque
General affairs council in Brussels
« Pour beaucoup de nos partenaires européens, la présidence a été un succès inattendu. Les attentes n’étaient pas très élevées. La République tchèque avait la réputation d’être un satellite de la Hongrie à la périphérie de l’Europe », a déclaré Mikuláš Bek lors de la conférence de presse. [EPA-EFE/OLIVIER HOSLET]

Après la présidence tchèque du Conseil de l’Union européenne, le ministre tchèque des Affaires européennes, Mikuláš Bek, a qualifié les six mois à la tête de l’institution de « succès » et affirme qu’il s’agit d’une preuve que le pays n’est pas un simple satellite de la Hongrie.

« Pour beaucoup de nos partenaires européens, la présidence a été un succès inattendu. Les attentes n’étaient pas très élevées. La République tchèque avait la réputation d’être un satellite de la Hongrie à la périphérie de l’Europe », a déclaré M. Bek lors de la conférence de presse.

Andrej Babiš, ancien Premier ministre (2017-2021) et membre du parti populiste ANO (groupe Renew Europe au Parlement européen) était connu pour ses bonnes relations avec son homologue hongrois Viktor Orbán. Toutefois, cette époque est révolue, a souligné M. Bek.

La République tchèque et la Hongrie étaient également de proches alliés au sein du Groupe de Visegrad (V4), une organisation régionale formée par la République tchèque, la Hongrie, la Pologne et la Slovaquie.

Par ailleurs, la République tchèque s’est souvent rangée du côté de la Hongrie lors des sommets du Conseil européen, où le duo Babiš-Orbán a plusieurs fois bloqué l’adoption de conclusions, notamment en matière de climat, d’énergie ou de politique migratoire.

M. Bek a ajouté qu’il est maintenant temps de « capitaliser sur toutes ces avancées et expériences dans l’intérêt de la République tchèque ». Par exemple, le pays souhaite améliorer la représentation des Tchèques dans les postes à responsabilité de l’UE. En outre, il est nécessaire de mieux communiquer sur les sujets européens auprès des citoyens tchèques.

Pour sa part, le Premier ministre tchèque Petr Fiala, du parti libéral-conservateur Parti démocratique civique (Občanská demokratická strana, ODS, membre du groupe des Conservateurs et Réformistes européens) a déclaré que son pays avait noué de précieux contacts, construit une position forte dans l’UE, amélioré sa réputation et était désormais considéré comme un partenaire fiable et un acteur important dans le bloc.

Durant sa présidence au cours du second semestre de 2022, les États membres ont conclu plusieurs accords, notamment sur un paquet de 18 milliards d’euros d’aide à l’Ukraine, le plafonnement du prix du gaz, la fiscalité des entreprises et le gel des fonds européens pour la Hongrie.

Les hauts responsables de l’UE ont également félicité la République tchèque pour ses succès. Frans Timmermans, vice-président de la Commission européenne, déclarant même que la présidence tchèque de l’UE « a été l’une des présidences les plus réussies de ces dernières décennies ».

M. Fiala a déclaré que son pays avait « gagné le respect », et qu’il était à présent temps de l’utiliser « dans les futures négociations de la période post-présidence ».

[Édité par Anne-Sophie Gayet]