Les dirigeants européens s’attendent à une année 2012 difficile

Le rapprochement initié par les gouvernements européens pose les bases d’une Union monétaire plus cohérente. A l’occasion des traditionnels vœux aux citoyens, Nicolas Sarkozy et Angela Merkel n’ont pas fait mystère de leurs inquiétudes, entretenues par la conjoncture économique fortement dégradée.

EURACTIV.fr
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Le rapprochement initié par les gouvernements européens pose les bases d’une Union monétaire plus cohérente. A l’occasion des traditionnels vœux aux citoyens, Nicolas Sarkozy et Angela Merkel n’ont pas fait mystère de leurs inquiétudes, entretenues par la conjoncture économique fortement dégradée.

Dans leurs vœux respectifs, Nicolas Sarkozy et Angela Merkel se sont attardés sur la crise qui frappe l’Europe, mais le pessimisme est plus marqué côté français. L’enlisement économique des États de la périphérie « a entraîné dans la tourmente des pays comme la Grèce, l’Irlande, le Portugal, mais également des pays aussi puissants que l’Espagne et même l’Italie », a rappelé le président dans une allocution de moins de dix minutes.

Consciente du « chemin à parcourir », la chancelière allemande anticipe toutefois une issue positive pour l’Europe, qui « grandit » selon elle « au travers de cette crise ». Elle en « ressortira plus forte qu’elle n’y est entrée », veut-elle croire.

La naissance d’une “nouvelle Europe” fait également partie des “défis” que le président français veut relever. L’Elysée opte pour un pilotage politique de la zone euro par les gouvernements nationaux. Une vision explicitée dans une interview donnée au Monde le mois dernier.

Récession

Si la gestion de la crise s’est faite avec l’appui du couple franco-allemand, la santé économique des deux pays divergent grandement. En Allemagne, le chômage est au plus bas depuis 20 ans et la croissance s’est établie aux alentours de 3% en 2011. Cette année, elle devrait avoisiner 1%.

En France en revanche, l’Insee prévoit une récession début 2012, pendant que le chômage atteint son plus haut niveau depuis 1999. La crise pourrait produire pleinement son effet cette année, quitte à faire passer le taux de chômage au-delà des 10% sur l’ensemble du territoire.  

La responsabilité sera donc lourde à assumer pour le prochain président. En lice pour la présidentielle, François Hollande a condensé la situation en une phrase  : « La zone euro, après seize sommets de la dernière chance, est toujours en crise. » Présentant ses vœux sur Internet, le candidat socialiste a plaidé pour une Europe « stable dans la zone euro, mais capable de produire une dynamique de croissance, un autre rapport avec les citoyens. »