Les femmes encore trop peu représentées à la tête des banques en Europe

« La représentation des femmes [à la tête de banques européennes] s'améliore progressivement » mais « trop lentement » alors même que leur présence au sein des organes de direction contribue à une meilleure rentabilité, a indiqué l'Autorité bancaire européenne (ABE) dans un rapport publié mardi.

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Ayant étudié la situation de 662 établissements de crédit et 129 entreprises d'investissement, l'institution a relevé que seuls 11,3 % des 689 directeurs généraux étaient des femmes (contre 8,5 % en 2018). [nitpicker/Shutterstock]

« La représentation des femmes [à la tête de banques européennes] s’améliore progressivement » mais « trop lentement » alors même que leur présence au sein des organes de direction contribue à une meilleure rentabilité, a indiqué l’Autorité bancaire européenne (ABE) dans un rapport publié mardi (7 mars).

Ayant étudié la situation de 662 établissements de crédit et 129 entreprises d’investissement, l’institution a relevé que seuls 11,3 % des 689 directeurs généraux étaient des femmes (contre 8,5 % en 2018).

En outre, plus de la moitié de ces établissements (56 %) n’a pas de femme directrice exécutive.

L’ABE a également noté que plus de la moitié (58 %) des établissements de crédit où les directions exécutives sont féminisées affiche une rentabilité plus élevée que la moyenne.

Les dirigeantes reçoivent en moyenne une rémunération inférieure de 9,4 % à celles de leurs homologues masculins, relève encore l’étude.

Malgré la législation contraignante en vigueur, une « proportion significative » de ces établissements, soit 27 %, n’a pas adopté de politique en matière de diversité (contre 41,6 % en 2018).

De leur côté, les banques françaises cherchent à féminiser leurs états-majors et ont réalisé de « vrais efforts » et de « vrais progrès » en ce sens ces dernières années, a récemment assuré la directrice générale de la Fédération bancaire française (FBF) Maya Atig dans un entretien à l’AFP.

Cette dernière explique que des freins subsistent : d’abord, l’âge auquel les candidats accèdent à ces fonctions, « autour de 55, 60 ans », qui reflète « les viviers de recrutement des grandes écoles il y a 30 ans, qui étaient très loin de la parité ». Et d’autre part, « les hommes ayant souvent occupé des postes de responsabilité plus variés dans leur carrière, c’est un atout pour monter la dernière marche », selon elle.