Les Français de Catalogne sont lassés et inquiets

Ils sont environ 50 000 dans la région reprise en main par Madrid. Beaucoup, notamment les chefs d'entreprise, disent leur fatigue après des mois de crise. Un article de notre partenaire, Ouest-France.

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« Je suis venu vivre à Barcelone car on s'y sent bien. Si ce n'est plus le cas, je partirai... » [<a href="https://www.shutterstock.com/image-photo/barcelona-park-guell-spain-388289746?src=nPC1UzgmNBenKoky0lNgnQ-1-26" target="_blank" rel="noopener">[TTstudio/Shutterstock]</a>]

Ils sont environ 50 000 dans la région reprise en main par Madrid. Beaucoup, notamment les chefs d’entreprise, disent leur fatigue après des mois de crise. Un article de notre partenaire, Ouest-France.

« Je suis venu vivre à Barcelone car on s’y sent bien. Si ce n’est plus le cas, je partirai… », lâche Bernard Retali. Le courtier en assurances pour expatriés s’est installé en Catalogne il y a dix-sept ans, avec femme et enfants. « Tout cela m’attriste. J’évite des amis de longue date, car je ne partage pas leur opinion », regrette-t-il. « La situation politique est devenue l’unique thème de conversation. Mes enfants évitent aussi le sujet avec leurs amis. »

La crise entre Barcelone et Madrid a fait plonger d’un tiers l’activité de Bernard Retali, en octobre. L’incertitude économique préoccupe. « J’ai transféré plusieurs comptes bancaires de mon entreprise ailleurs en Espagne et je suis prêt à déplacer le siège social si nécessaire », confie Pascal Bourbon, patron d’un fonds d’investissement et responsable d’associations d’entrepreneurs. « En général, la baisse d’activité a été minime, mais il y a une forte inquiétude et surtout un ras-le-bol de cette crise interminable. »

Incertitude économique

Une grande lassitude face au feuilleton catalan, parfois une envie de départ, mais jamais de sentiment de danger. « C’est un mouvement pacifique, explique Aymeric Castelli, fromager dans un marché du centre-ville. Je ne m’inquiète pas pour la sécurité de ma famille. »

Le commerçant confie d’ailleurs avoir une certaine sympathie pour les indépendantistes, contrairement à beaucoup de familles rencontrées au Lycée français de Barcelone, fermement opposées au projet séparatiste.

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