Les ministres de l'UE mobilisent pour une réduction du CO2 de 30%
La majorité des ministres de l'environnement de l'UE ont apporté leur soutien vendredi (11 juin) à de plus importantes réductions de CO2 plus tard dans l'année. Bon nombre d'entre eux, y compris le Français Jean-Louis Borloo, s'expriment fermement en faveur de ce renforcement. Le ministre italien a quant à lui fait savoir que Rome ne soutenait pas cette disposition.
La majorité des ministres de l'environnement de l'UE ont apporté leur soutien vendredi (11 juin) à de plus importantes réductions de CO2 plus tard dans l'année. Bon nombre d'entre eux, y compris le Français Jean-Louis Borloo, s'expriment fermement en faveur de ce renforcement. Le ministre italien a quant à lui fait savoir que Rome ne soutenait pas cette disposition.
A la grande déception des environnementalistes, les ministres ont enterré un document de la Commission européenne analysant les options pour augmenter l'objectif de réduction des émissions de l'UE à 30 % jusqu'en octobre au plus tard.
Toutefois, ils ont donné mandat à la Commission de mener des analyses plus détaillées des coûts au niveau national pour les discussions d'automne.
De nombreux ministres ont exprimé leur fort soutien pour avancer rapidement sur l'augmentation de l'actuel objectif de l'UE de réduire les émissions de 20 % par rapport aux niveaux de 1990 d'ici 2020, malgré le fait que les ministres de l'industrie français et allemand aient fait savoir le mois dernier qu'ils ne soutiendraient pas des ambitions climatiques plus élevées tant que l'industrie européenne était en danger (EURACTIV 26/05/10).
La France estime que le travail devrait être vite expédié pour parvenir à une étude détaillée des options possibles pour s'embarquer sur une trajectoire qui atteindrait 30 % le plus rapidement possible, a dit le ministre français de l'environnement Jean-Louis Borloo dans une déclaration.
L'Europe dit qu'elle passera à 30 % seulement si les autres pays industrialisés s'engagent de façon similaire. Dévoilant l'analyse le mois dernier, Connie Hedegaard, commissaire européenne à l'action climatique, a insisté sur le fait que les conditions n'étaient pas encore remplies pour une avancée unilatérale (EURACTIV 27/05/10).
M. Borloo, toutefois, a argué que les conditions requises avaient été largement satisfaites.
Nous pensons qu'une avancée à 30 % est réalisable, et bonne pour le climat et nos économies car l'Europe est axée sur une reprise économique durable, a affirmé le secrétaire britannique à l'énergie et au climat Chris Huhne.
Mais la ministre italienne de l'environnement Stefania Prestigiacomo a dit que les discussions entre les ministres de l'environnement n'avaient pas reflété les opinions dans les capitales nationales, d'après les rapports.
Mme Hedegaard a souligné que les ministres n'allaient probablement pas parler à l'improviste et représenter leurs gouvernements.
La question devrait toutefois faire l'objet de fortes divisions, les Etats d'Europe de l'est soutenant en particulier qu'ils ne peuvent pas se permettre de prendre des engagements plus élevés pour réduire leurs émissions en période de récession.