Les ministres européens de la Santé adoptent de nouvelles recommandations sur le dépistage du cancer

Les ministres de la Santé des États membres ont adopté, vendredi dernier, de nouvelles recommandations sur le dépistage du cancer. Cela représente un dernier succès majeur pour le gouvernement tchèque peu avant la fin de sa présidence du Conseil.

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Inaugural meeting of Czech government
En juillet dernier, le ministre tchèque de la Santé, Vlastimil Válek, a confié à EURACTIV qu’il espérait une décision au Conseil sur les programmes de dépistage du cancer. [<a href="https://webgate.epa.eu/thumb.php/57361545.jpg?eJw1jjEOwjAMRe_imaGJ7aTNhrqAREGiSMCEUpOwIAZKJ8rdMa2Ynr7fl-031EsIOd77tIB6BQFAeYJgFOcJmzUEq9iqTI_bZeijdhpN7NEZJv7Fw9Rtp2pbQyBFM89UvZ6D7j_Oeg_BF4XG5i92KoCu4oTJIWLlXSdscq6SFCxksmDWK_oqWCyxHK2tHI8xdWRZhEqM3oiFzxdeAzM-" target="_blank" rel="noopener">EPA-EFE/MARTIN DIVISEK</a>]

Les ministres de la Santé des États membres de l’Union européenne ont adopté, vendredi dernier (9 décembre), de nouvelles recommandations sur le dépistage du cancer. Cela représente un dernier succès majeur pour le gouvernement tchèque peu avant la fin de sa présidence du Conseil de l’UE.

« La lutte contre le cancer est l’un des principaux sujets prioritaires de la présidence tchèque. Je suis donc très heureux que nous ayons adopté cette recommandation aujourd’hui », a déclaré le ministre tchèque de la Santé, Vlastimil Válek, suite à l’approbation d’une nouvelle recommandation du Conseil sur le dépistage du cancer.

La recommandation précédente datait de 2003 et comprenait des recommandations de dépistage du cancer du sein, du col de l’utérus et du cancer colorectal. La nouvelle recommandation qui vient d’être approuvée inclut désormais les cancers du poumon, de la prostate et de l’estomac.

M. Válek a confié aux autres ministres de la Santé que le texte était le reflet d’une « approche fondée sur des preuves ».

Pour la commissaire européenne à la Santé, Stella Kyriakides, « la détection précoce par le dépistage est l’un des piliers essentiels du plan européen pour vaincre le cancer ».

« Une vingtaine d’années ont passé depuis l’adoption des recommandations européennes actuelles sur le cancer du sein, du col de l’utérus et du cancer colorectal. Au cours de ces 20 années, la médecine a réalisé des progrès incroyables », affirme-t-elle.

Toutefois, Mme Kyriakides estime que « des disparités inacceptables sont toujours présentes » et qu’il est temps de « prendre des mesures pour réduire ces écarts ».

Le dépistage des nouveaux types de cancer a été ajouté aux recommandations européennes et le nouveau texte suggère également une mise à jour des lignes directrices pour le cancer du sein, le cancer du col de l’utérus et le cancer colorectal.

Les Vingt-Sept recommandent aussi « des procédures de diagnostic et des traitements adéquats, opportuns et complémentaires pour les personnes dont le test de dépistage est positif ».

Selon le plan européen pour vaincre le cancer, qui a été présenté par la Commission en 2021, 2,7 millions de cas de cancer ont été diagnostiqués dans l’UE et 1,3 million de personnes sont décédées à cause de cette maladie.

Bien que l’Europe ne représente qu’un dixième des habitants de la planète, elle compte un quart des cas de cancer au niveau mondial. L’impact économique de la maladie est estimé à plus de 100 milliards d’euros par an.

Une victoire pour la présidence tchèque

Au cours de sa présidence du Conseil, la République tchèque a concentré ses efforts sur la prévention du cancer.

En juillet dernier, le ministre tchèque de la Santé, Vlastimil Válek, a confié à EURACTIV qu’il espérait une décision au Conseil sur les programmes de dépistage du cancer.

« Il existe des différences considérables, médicales et politiques, entre les États membres de l’UE en matière de dépistage », a-t-il affirmé lors de l’entretien en juillet.

Selon le Registre européen des inégalités face au cancer, la moyenne européenne des femmes qui n’ont jamais passé d’examen de dépistage pour cancer du sein est de 11,4 %. Toutefois, ce chiffre varie considérablement d’un pays à l’autre. En effet, en Finlande, il est de 1 %, alors qu’en Roumanie, il atteint 71,6 %.

Pour ce qui est du cancer du col de l’utérus, 13,7 % des femmes dans l’UE n’ont jamais bénéficié d’un dépistage pour ce type de cancer. Là aussi les différences entre les États membres sont importantes : en République tchèque ce pourcentage est de 2,6 % tandis qu’en Roumanie il atteint 47,4 %.

En outre, dans l’UE le pourcentage de personnes n’ayant jamais bénéficié d’un dépistage du cancer colorectal est élevé (48,7 %). Le Danemark est le pays où cette proportion est la plus faible (17,4 %), alors que celle de la Bulgarie est le pays où cette proportion est la plus élevée (94 %).

[Édité par Anne-Sophie Gayet]