Les villes doivent se mettre au vert pour réduire la pollution atmosphérique [FR]

Lors d'un débat dans le cadre de la Semaine verte 2006, les décideurs politiques ont souligné le rôle des communautés urbaines pour améliorer la qualité de l'air. 

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Lors d’un débat dans le cadre de la Semaine verte 2006, les décideurs politiques ont souligné le rôle des communautés urbaines pour améliorer la qualité de l’air. 

Une conférence co-organisée par la DG Environnement et Friends of Europe le 31 mai 2006 a tenté de trouver des moyens de rendre les villes européennes plus écologiques et a souligné la responsabilité des communautés urbaines pour atteindre cet objectif.

Les intervenants du débat ont tous réclamé des objectifs plus ambitieux et juridiquement contraignants en termes de qualité de l’air, notamment en ce qui concerne la réduction des concentrations de particules fines dans l’atmosphère (les « PM2,5 »).

La députée européenne Dorette Corbey (PSE, Pays-Bas) a insisté sur l’importance de mieux transposer les politiques européennes au niveau local. Elle a demandé à tous les niveaux de gouvernement (UE, états, régions) d’adopter une stratégie commune cohérente suivant les mêmes normes sur l’environnement urbain et la législation relative à la qualité de l’air.

P. Danielsson, responsable des questions sur l’environnement pour Volvo Bus Corporation, a ajouté qu’il fallait également renforcer la coopération entre les autorités publiques, les entreprises et les universités.

Le ministre belge de l’environnement, Bruno Tobback, a souligné le besoin de « solutions intégrées » pour des problèmes environnementaux constatés au niveau local. Il a proposé de prendre des mesures pratiques comme : le chauffage urbain grâce aux énergies renouvelables, des projets de logements à faible consommation d’énergie, une répartition en zones des villes et l’instauration de taxes urbaines (comme à Londres et à Stockholm).

M. Tobback n’a rien contre des transports publics durables et peu coûteux dans les villes européennes, mais estime qu’ils doivent s’inscrire dans un « projet sur le long terme. » Le panel d’intervenants a également reconnu les liens entre la poursuite d’objectifs sur la qualité de l’environnement urbain et une planification urbaine plus précise et a vivement recommandé d’utiliser les marchés publics écologiques de façon plus systématique.