L'Espagne verse 10 millions d'euros aux forces armées libanaises et appelle au « retrait complet » d’Israël
Mercredi, le ministre espagnol des Affaires étrangères, José Manuel Albares, a exhorté l’armée israélienne à se retirer complètement du Liban, tout en annonçant la donation par Madrid de 10 millions d’euros aux forces armées libanaises dans le cadre du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD).
Mercredi, le ministre espagnol des Affaires étrangères, José Manuel Albares, a exhorté l’armée israélienne à se retirer complètement du Liban, tout en annonçant la donation par Madrid de 10 millions d’euros aux forces armées libanaises dans le cadre du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD).
José Manuel Albares (Parti socialiste ouvrier espagnol, Socialistes et Démocrates européens), qui a entamé mercredi une visite officielle au Liban et en Syrie, a fait cette annonce lors d’une conférence de presse au palais présidentiel de Beyrouth, après une réunion avec le président libanais Joseph Aoun.
En plus de l’aide financière, l’Espagne devrait également participer à la formation de l’armée libanaise, a déclaré le ministre. Le soutien financier de l’Espagne servira, entre autres, pour les compléments de salaire des militaires, les panneaux solaires et la capacité logistique de l’armée, a-t-il ajouté.
José Manuel Albares a également souligné que l’Espagne apportera 10 millions d’euros supplémentaires à l’aide à la coopération cette année, rappelant que le Liban est un pays prioritaire pour Madrid dans la promotion de la stabilité dans la région — pour preuve, en 2024, l’Espagne a augmenté son aide financière à Beyrouth de 60 %.
Parallèlement, le ministre a souligné que l’armée israélienne devait « se retirer complètement » du Liban et que les attaques israéliennes et du Hezbollah, qui se sont poursuivies sporadiquement pendant le cessez-le-feu, devaient prendre fin.
Selon les médias espagnols, José Manuel Albares a transmis au président libanais « le soutien et l’engagement ferme de l’Espagne en faveur de la liberté, de la stabilité, de la souveraineté et de l’intégrité territoriale [du Liban] ».
Dans cette optique, le responsable politique espagnol a exprimé son soutien aux forces armées libanaises pour qu’elles puissent opérer dans le sud du pays contrôlé par le Hezbollah, ce qui, selon le diplomate, serait également bénéfique pour la sécurité des Israéliens vivant dans le nord du pays.
Compte tenu de la situation sécuritaire complexe dans la région, José Manuel Albares a réitéré que le cessez-le-feu temporaire — qui est entré en vigueur le 27 novembre dernier — devrait être rendu « permanent » lorsqu’il expirera le 27 janvier.
En ce qui concerne la possibilité d’augmenter la contribution de l’Espagne à la Force intérimaire des Nations unies au Liban (FINUL) en cas de cessez-le-feu permanent, le ministre a indiqué qu’aucune demande n’avait été reçue à cet égard, mais il a exprimé « l’engagement absolu » de Madrid envers cette mission des Nations unies, au sein de laquelle l’Espagne compte près de 700 soldats sur un total de près de 10 700 provenant de 49 nations.