Libre circulation pour les Macédoniens, les Monténégrins et les Serbes [FR]

Les Etats membres de l’UE ont décidé hier (30 novembre) d’autoriser les ressortissants macédoniens, monténégrins et serbes à voyager sans visa sur la grande majorité du territoire européen dès le 19 décembre, amenant ainsi les potentiels voyageurs à prévoir leurs vacances à l’étranger.

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Les Etats membres de l’UE ont décidé hier (30 novembre) d’autoriser les ressortissants macédoniens, monténégrins et serbes à voyager sans visa sur la grande majorité du territoire européen dès le 19 décembre, amenant ainsi les potentiels voyageurs à prévoir leurs vacances à l’étranger.

Le nouveau régime sans visa concernera tous les Macédoniens, Monténégrins et Serbes qui possèdent un passeport biométrique. Ils pourront voyager dans l’espace Schengen jusqu’à 90 jours sur une période de 6 mois.

Pour ceux qui ne possèdent pas de passeport biométrique, et pour les résidents du Kosovo qui possèdent un passeport serbe délivré par la direction de la coordination de Belgrade, l’obtention d’un visa sera toujours nécessaire. Il en est de même pour les personnes qui souhaitent travailler durant un court séjour ou qui veulent venir pour plus de 90 jours : ils doivent être munis d’un permis de travail.

La Commission européenne a ouvert le dialogue sur la libéralisation des visas début 2008 avec l’ancienne République yougoslave de Macédoine, le Monténégro, la Serbie, l’Albanie et la Bosnie-Herzégovine. Le dialogue s’est principalement concentré sur les feuilles de route  de la Commission, qui exposent les conditions que chaque pays doit remplir.

Après la proposition de la Commission européenne de lever l’obligation de visa pour ces trois pays en juillet 2009, le Parlement européen a donné une opinion positive  en novembre 2009 (EURACTIV 16/07/09).

Cette avancée était attendue avec impatience par les citoyens de la Serbie, la plus grande des trois républiques ex-yougoslaves, qui comprend 7,5 millions d’habitants. Cependant, certains craignent que cela n’attise les tensions en Bosnie-Herzégovine. En effet, là-bas, l’ethnie serbe peut disposer de deux passeports.

L’an dernier, l’UE a adouci les restrictions de visa pour certains Serbes, ce qui a rendu les visas moins chers et plus faciles à obtenir pour les étudiants, les athlètes, les journalistes et les personnes qui rendent visite à leurs familles ou travaillent dans des entreprises de l’UE.

Les espoirs d’adhésion à l’UE de Belgrade sont toujours mis à mal par les Pays-Bas qui n’admettent pas que le suspect de génocide, Ratko Mladic, Serbe de Bosnie, soit toujours en cavale, très probablement en Serbie (voir EURACTIV LinksDossier sur les relations entre l’UE et les Balkans de l’ouest).

L’Albanie et la Bosnie-Herzégovine doivent fournir plus d’efforts

L’Albanie et la Bosnie-Herzégovine, qui font également partie du dialogue sur le visa, ne sont pas concernées par la décision du 30 novembre, car la dernière évaluation de la Commission a montré qu’elles ne remplissaient pas toutes les conditions.

La Commission a renforcé son soutien aux deux pays pour qu’ils mettent en œuvre les réformes nécessaires. Une nouvelle estimation devrait être réalisée entre décembre 2009 et février 2010. Dès que les deux pays auront effectué les progrès nécessaires pour mettre en œuvre les feuilles de route, la Commission sera prête à proposer des voyages sans visa à leurs citoyens.