L’UE redouble d’efforts pour promouvoir la participation politique des jeunes à travers le monde
Avec sa nouvelle initiative ciblant les jeunes de pays tiers, l’Union européenne redouble d’efforts pour promouvoir la participation citoyenne et politique dans le cadre de son plan d’action pour la jeunesse.
Avec sa nouvelle initiative ciblant les jeunes de pays tiers, l’Union européenne redouble d’efforts pour promouvoir la participation citoyenne et politique dans le cadre de son plan d’action pour la jeunesse.
Le plan a été présenté pour la première fois en octobre par la Commission européenne en vue de « renforcera la voix et le leadership » des jeunes dans le processus décisionnel relatif à l’action extérieure de l’Union pour la période 2022-2027.
Lundi (28 novembre), le Conseil de l’UE a adopté les conclusions sur la nouvelle proposition et a invité l’exécutif européen, le Service européen pour l’action extérieure (SEAE) et les États membres à « promouvoir une participation et un engagement valables des jeunes dans les forums internationaux ainsi qu’aux niveaux multilatéral, régional, national et local ».
Sous-représentation des jeunes
Bien que les jeunes représentent 16 % de la population mondiale, leur participation à la prise de décisions reste relativement faible.
En effet, aujourd’hui, seulement 1,6 % des députés dans le monde ont entre 20 et 30 ans et moins de 12 % ont entre 30 et 40 ans, estime la Commission.
« Nous devons donner un nouveau sens à notre partenariat avec les jeunes du monde entier », a indiqué la vice-présidente de la Commission chargée de la Démocratie et de la Démographie, Dubravka Šuica, lors de la présentation du plan.
Le plan
Le plan, qui fait partie des activités de l’UE pour l’Année européenne de la jeunesse, a été créé en collaboration avec le Youth Sounding Board, une organisation de 25 jeunes provenant de différentes parties du monde, et constitue une « réponse à la demande des enfants et des jeunes de participer davantage et de mieux s’intégrer », a indiqué la commissaire.
Selon elle, le plan peut également contribuer à aborder la question de la transition démographique actuelle et aider à « donner du pouvoir aux enfants et aux jeunes du monde entier ».
Le plan de la Commission prévoit notamment une initiative de 40 millions d’euros pour soutenir les organisations dirigées par des jeunes afin de stimuler des réformes électorales et démocratiques. En outre, il prévoit 10 millions d’euros pour financer, dans les pays partenaires, des initiatives pilotées par des jeunes privilégiant le développement durable.
Plus qu’un « vœu pieux »
Au cours d’un débat le 17 novembre, les eurodéputés se sont montrés favorables au plan mais ont également souligné les difficultés à le mettre en œuvre dans les pays tiers.
Sabine Verheyen, présidente de la commission de la Culture et de l’Éducation (CULT) du Parlement européen, a souligné la nécessité de s’assurer que le plan soit réellement mis en œuvre sur le terrain.
« Je voudrais envoyer un message clair : ce plan ne doit pas se contenter d’être un vœu pieux », a indiqué Mme Verheyen.
La commissaire chargée des Partenariats internationaux, Jutta Urpilainen, a reconnu que la mise en œuvre du plan n’a pas encore débuté. Elle a cependant ajouté que la Commission fera tout pour que ce dernier « devienne une réalité sur le terrain » avec l’aide du Youth Sounding Board dans les délégations de l’UE.
[Édité par Anne-Sophie Gayet]