L’Ukraine sollicite la Pologne pour protéger l'espace aérien et ses régions frontalières
Les défenses aériennes polonaises pourraient protéger l’espace aérien au-dessus des régions frontalières de l’Ukraine, a déclaré samedi à Vilnius la vice-présidente du Conseil suprême ukrainien à son homologue polonais.
Les défenses aériennes polonaises pourraient protéger l’espace aérien au-dessus des régions frontalières de l’Ukraine, a déclaré samedi à Vilnius la vice-présidente du Conseil suprême ukrainien à son homologue polonais.
La présidente du Sénat polonais, Małgorzata Kidawa-Błońska, la présidente du parlement lituanien, Viktorija Čmilytė-Nielsen, et la vice-présidente du Conseil suprême ukrainien, Olena Kondratyuk, se sont rencontrées à Vilnius samedi pour célébrer deux fêtes lituaniennes : la fête nationale lituanienne et la Journée de la chanson.
« Si l’OTAN n’est pas prête à admettre l’Ukraine pendant la guerre, nous devons exiger que les alliés prennent des mesures suffisantes pour arrêter et vaincre l’ennemi », a publié Olena Kondratyuk sur Facebook.
Elle a également demandé à Małgorzata Kidawa-Błońska que Varsovie envisage d’utiliser les défenses aériennes polonaises pour défendre l’espace aérien au-dessus des régions ukrainiennes situées à la frontière polonaise.
Elle a aussi sollicité Viktorija Čmilytė-Nielsen pour qu’elle présente cette demande lors del’Assemblée parlementaire (AP-OTAN), qui a lieu lundi (8 juillet), veille du sommet de l’OTAN à Washington.
Olena Kondratyuk s’est réjouie que ses collègues lituanienne et polonaise « Viktorija et Małgorzata défendent l’idée que l’Ukraine devrait être membre de l’OTAN et de l’Union européenne. »
L’adhésion de l’Ukraine à l’OTAN avant la fin de la guerre semble peu probable, comme l’a répété à plusieurs reprises le secrétaire général de l’OTAN, Jens Stoltenberg. En avril dernier, lors de sa visite à Kiev, il a toutefois souligné que « la place légitime de l’Ukraine est dans l’OTAN » et que le pays suit une « voie irréversible » vers l’adhésion.
Il a également exclu à plusieurs reprises l’envoi de troupes de l’OTAN pour combattre en Ukraine, affirmant que l’Alliance n’était pas impliquée dans le conflit.