Maltraitance dans des centres de soin : le président roumain satisfait des démissions de responsables politiques

Le scandale des centres de soin en Roumanie a entraîné deux démissions politiques, ce que le président roumain Klaus Iohannis juge suffisant pour l’instant. Cependant, les sociaux-démocrates font pression pour que des membres du Parti national libéral démissionnent également.

/ EURACTIV Roumanie
Riga,,Latvia.,23rd,November,2022.,Press,Conference,After,Meeting,Of
Interrogé sur la nécessité de nouvelles démissions, M. Iohannis (PNL, PPE) a déclaré à Bruxelles que les démissions politiques étaient « suffisantes ». [SHUTTERSTOCK/Gints Ivuskans]

Le scandale des centres de soin en Roumanie a entraîné deux démissions politiques, ce que le président roumain Klaus Iohannis juge suffisant pour l’instant. Cependant, les sociaux-démocrates (PSD) font pression pour que des membres du Parti national libéral (PNL) démissionnent également.

La semaine dernière, le ministre du Travail et de la Protection sociale, Marius Budăi (PSD, Socialistes & Démocrates européens), et la ministre de la Famille, Gabriela Firea (PSD), ont démissionné à la suite de la révélation de conditions déplorables dans trois centres de soins près de Bucarest.

Le Conseil politique national du PSD a voté ce lundi (17 juillet) pour nommer Natalia Intotero et Simona Bucura Oprescu à la tête des ministères de la Famille et du Travail.

Interrogé sur la nécessité de nouvelles démissions, le président roumain Klaux Iohannis (PNL, Parti populaire européen) a déclaré que les démissions politiques étaient « suffisantes ».

« Pour l’instant, il est important de trouver toutes les personnes qui se sont rendues coupables des atrocités qui ont été découvertes », a-t-il affirmé, ajoutant que les nouveaux ministres désignés devraient prêter serment mercredi.

Mme Firea a également été temporairement suspendue de ses fonctions de présidente du PSD et de première vice-présidente du parti.

Le Premier ministre du pays, Marcel Ciolacu, qui est membre du même parti que Mme Firea, a défendu cette dernière, déclarant qu’elle n’avait rien à se reprocher dans cette affaire.

« De mon point de vue, Mme Firea n’a absolument rien fait de mal sur le plan institutionnel. Elle n’avait aucune attribution concernant les centres pour personnes handicapées », a-t-il indiqué.

En ce qui concerne sa candidature au poste de maire de Bucarest, M. Ciolacu a évité de donner une réponse claire, tandis que le porte-parole Lucian Romaşcanu a laissé entendre que Mme Firea pourrait encore être la candidate de la gauche aux élections dans la capitale.

« […] I reste plus d’un an avant les élections locales et, en politique, même une semaine, c’est beaucoup », a souligné M. Romaşcanu.

Le porte-parole a également appelé à la démission de l’actuelle ministre de la Culture, Raluca Turcan (PNL), qui a été à la tête du ministère du Travail avant M. Budăi.

« Il y aura suffisamment de licenciements partout où il y a eu des violations », a déclaré le Premier ministre lorsqu’il a été interrogé sur la nécessité d’une démission de la part de Mme Turcan ou d’autres membres du Parti national libéral.

[Édité par Anne-Sophie Gayet]