Marine Le Pen se plaint d’un usage abusif de son image en Belgique
L’ex-présidente du Rassemblement national (RN) français Marine Le Pen a saisi la justice belge pour faire interdire à la formation d’extrême droite wallonne Chez Nous d’utiliser son image sur des tracts électoraux, ont confirmé les deux parties à l’AFP mercredi (15 mai).
L’ex-présidente du Rassemblement national (RN) français Marine Le Pen a saisi la justice belge pour faire interdire à la formation d’extrême droite wallonne Chez Nous d’utiliser son image sur des tracts électoraux, ont confirmé les deux parties à l’AFP mercredi (15 mai).
Jérôme Munier, le président de ce petit parti actuellement en campagne, a précisé à l’AFP avoir obtempéré et interdire désormais à ses militants un tel usage d’une image « qui n’est pas libre de droit ».
Un accord entre les deux parties devrait être validé jeudi (16 mai) par le tribunal de première instance de Liège (est).
Lors de sa création en 2021, Chez Nous avait reçu une marque de soutien de Jordan Bardella, président du RN.
Le responsable français était présent au côté des dirigeants du parti wallon lors de la conférence de presse de lancement, tout comme Tom Van Grieken, chef du Vlaams Belang (extrême droite flamande), allié du RN au Parlement européen.
Mais Marine Le Pen n’a pas pour autant donné son accord à Chez Nous pour qu’il se réclame de son soutien et utilise son image sur des tracts ou des affiches, a expliqué à l’AFP l’avocat belge de la députée française, Me Ghislain Dubois.
Selon l’avocat, il a fallu deux mises en demeure depuis janvier puis une citation devant le juge des référés, avec la menace du paiement d’astreintes, pour que Marine Le Pen obtienne gain de cause.
M. Munier « m’a indiqué qu’il s’engageait à faire respecter l’interdiction d’usage de l’image de ma cliente. Nous allons donc, normalement, vers une ordonnance actant un accord », a ajouté l’avocat.
De son côté, le président de Chez Nous a regretté « des initiatives privées au sein des militants » de son parti, « fiers de distribuer des tracts » à l’effigie de celle qui s’est qualifiée deux fois pour le second tour de la présidentielle en France, en 2017 et 2022.
Après la deuxième mise en demeure envoyée par Mme Le Pen, et malgré l’engagement écrit de Jérôme Munier à respecter sa demande début mai, des tracts litigieux avaient de nouveau été distribués la semaine dernière dans des boîtes aux lettres à Liège.
Il y a une dizaine d’années, Marine Le Pen avait déjà dû saisir la justice en Belgique pour faire interdire l’usage de la marque FN et de son logo, une flamme tricolore, par le Front national belge, un parti aujourd’hui disparu.