Mario Draghi veut éviter que l’Europe ne devienne « un mur de taxes douanières »

L’ancien Premier ministre italien Mario Draghi a déckaré mercredi 9 octobre vouloir éviter que l’Europe ne devienne « un mur de taxes douanières », dans un contexte de tensions entre la Pékin et Bruxelles autour de surtaxes sur les véhicules électriques en provenance de Chine.

EURACTIV France avec AFP
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« La stratégie qui consisterait à construire un mur de taxes douanières autour de l’économie européenne n’est pas réalisable », a affirmé Mario Draghi mercredi 9 octobre. [Parlement européen]

L’ancien Premier ministre italien Mario Draghi a déclaré mercredi 9 octobre vouloir éviter que l’Europe ne devienne « un mur de taxes douanières », dans un contexte de tensions entre la Pékin et Bruxelles autour de surtaxes sur les véhicules électriques en provenance de Chine.

« La stratégie qui consisterait à construire un mur de taxes douanières autour de l’économie européenne n’est pas réalisable », a affirmé mercredi l’ancien président de la Banque centrale européenne (BCE) à Paris, invité à s’exprimer au siège de l’Agence internationale de l’énergie (AIE).

« Nous avons tiré une grande partie de notre prospérité de l’ouverture des marchés dans le monde entier », a également estimé Mario Draghi, auteur d’un rapport publié début septembre sur la compétitivité de l’Union européenne (UE), rappelant que la moitié de la richesse créée par le bloc provient du commerce tandis que c’est moins de 30 % pour les États-Unis.

« Nous nous nuirions à nous-mêmes » en suivant la voie du protectionnisme, avait déjà dit déjà fin septembre le responsable italien qui préconise notamment dans son rapport de se défendre au travers de l’innovation.

Sans stratégie alternative au protectionnisme, « les grandes puissances peuvent répliquer bien plus facilement contre nous car nous sommes tellement ouverts », a poursuivi l’économiste italien mercredi, faisant allusion à la réponse chinoise face aux taxes douanières européennes sur les véhicules électriques annoncées début octobre.

Pékin a d’ores et déjà annoncé des mesures de rétorsion contre le cognac importé d’Europe et pourrait sévir dans d’autres secteurs.