Matteo Salvini applaudit la nouvelle alliance « patriotique » de Viktor Orbán
Peu de temps après l’annonce du nouveau groupe politique « Patriotes pour l’Europe », la Lega de Matteo Salvini, actuellement membre du groupe européen d’extrême droite de Marine Le Pen, a salué l’initiative comme une nouvelle alternative pour lutter contre la gauche « désastreuse ».
Peu de temps après l’annonce du nouveau groupe politique « Patriotes pour l’Europe », la Lega de Matteo Salvini, actuellement membre du groupe européen d’extrême droite Identité et Démocratie (ID) de Marine Le Pen, a salué l’initiative comme une nouvelle alternative pour lutter contre la gauche « désastreuse ».
« Nous voulons élargir le champ d’action d’un groupe fort, patriotique et cohésif qui s’oppose aux négociations de couloir. Nous apprécions beaucoup les déclarations d’autres dirigeants qui ont exprimé leur volonté aujourd’hui », peut-on lire dans une note de la Lega (ID) publiée dimanche (30 juin).
Le leader d’extrême droite autrichien, Herbert Kickl (FPÖ), le Premier ministre hongrois Viktor Orbán (Fidesz) et l’ancien dirigeant tchèque Andrej Babiš (ANO) ont annoncé dimanche (30 juin) la création d’une nouvelle alliance politique baptisée « Patriotes pour l’Europe ». Elle a pour but de remodeler les institutions européennes et de réorienter sa politique migratoire, les politiques écologiques et la guerre en Ukraine.
Des sources proches de Viktor Orbán à Budapest ont confié à Euractiv dimanche que d’autres membres rejoindront le nouveau groupe, sans les nommer spécifiquement.
« Comme Matteo Salvini l’a souvent souhaité, [la création d’]un grand groupe pour rassembler les patriotes européens ne peut plus être reportée », indique le communiqué de la Lega.
Selon le communiqué, la Lega travaille « depuis des années » pour rassembler un maximum de partis qui « aspirent à construire une UE différente, sans les gauchistes qui ont détruit l’Europe ces dernières années et qui refusent de soutenir Ursula von der Leyen ».
Le parti, membre de la coalition gouvernementale avec Fratelli d’Italia (Conservateurs et Réformistes européens, CRE) et Forza Italia (Parti populaire européen, PPE), a expliqué que « face à l’arrogance de Bruxelles » qui agit « comme si le vote des citoyens n’avait aucune importance et n’attend pas les résultats des élections françaises pour désigner les top jobs, il est plus que jamais nécessaire d’unir les forces de ceux qui désirent changer l’Europe et proposer une alternative à la gauche désastreuse ».
Récemment, en effet, le leader de la Lega a critiqué la méthode de sélection destop jobs, les postes à responsabilité de l’UE, la qualifiant de « coup d’État ». Il a également exprimé à plusieurs reprises son souhait de réunir tous les « patriotes européens » au sein d’un « grand groupe ».
Interrogée sur la possibilité que la Lega rejoigne le nouveau groupe, une source à Rome a dit : « Si la Lega souhaite un nouveau groupe avant la conférence de [Viktor] Orbán et que [Matteo] Salvini commente positivement […] », laissant entendre que ce dernier était au courant du projet avant l’annonce de dimanche.
La presse hongroise interprète la première déclaration de la Lega comme la volonté de Matteo Salvini de rejoindre le nouveau groupe de Viktor Orbán, tout en se référant au journal tchèque Novinky, qui a rapporté que le Premier ministre slovaque, Robert Fico, pourrait également être intéressé.
Le parti Smer de Robert Fico appartient officiellement au groupe socialiste de l’UE, les Socialistes et Démocrates européens (S&D), mais son adhésion a été suspendue.
Selon Euractiv, le nouveau groupe « patriotique » collaborera étroitement avec le groupe d’extrême droite Identité et Démocratie (ID) de Marine Le Pen.
Il n’est pas clair si les deux groupes fusionneront ou si d’autres partis d’ID rejoindront le nouveau groupe.
[Édité par Anna Martino]