Les eurodéputés réclament plus d'ambition climatique avant les prochaines COP

Le 3 octobre, le Parlement européen a soutenu une résolution pour une révision à la hausse des objectifs climatiques pour 2030 et pour une stratégie d’élimination des émissions d’ici 2050, à l’approche d’un sommet de l’ONU.

EURACTIV.com
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Le Sénat américain avait approuvé auparavant le projet républicain de baisse d’impôt et de réforme de la fiscalité.

Le 3 octobre, le Parlement européen a soutenu une résolution pour une révision à la hausse des objectifs climatiques pour 2030 et pour une stratégie d’élimination des émissions d’ici 2050, à l’approche d’un sommet de l’ONU.

La COP23 aura lieu en novembre, à Bonn, en Allemagne. À l’approche de ce sommet, les eurodéputés se sont accordés sur une série de recommandations pour revoir à la hausse les objectifs climatiques européens. Cela inclut la préparation et la finalisation d’une stratégie zéro émission pour 2050 avant décembre 2018, date de la COP24 à Katowice, en Pologne.

Tous les signataires de l’accord de Paris se sont engagés à présenter leurs objectifs à long terme et à montrer les progrès réalisés lors du sommet de Katowice. La COP24 a donc d’ores et déjà acquis une importance particulière. En comparaison, le sommet de cette année, qui se tiendra à Bonn, fait figure d’amuse-bouche.

Les eurodéputés favorables à la résolution voudraient également une clarification de la structure du « dialogue facilitiatif », l’outil de vérification des progrès réalisés par les pays, lors de la COP23. Le vote des eurodéputés est également une pression pour l’aboutissement d’une série de propositions législatives en cours d’examen ou d’élaboration.

La semaine prochaine, les ministres européens de l’Environnement devraient s’accorder sur une position commune sur la réglementation liée au partage des efforts, qui fixe des objectifs nationaux contraignants sur la réduction des émissions dans une série de secteurs, qui représente 60 % des émissions de gaz à effet de serre de l’UE.

Le projet législatif sur le système d’échange des émissions (ETS) est quant à lui plus avancé : les discussions en trilogue entre les trois institutions ont débuté et une réforme ambitieuse semble être à portée de main.

Les eurodéputés se sont d’ailleurs réjouis du développement de systèmes similaires dans d’autres parties du monde. Il existe à l’heure actuelle 18 programmes d’échange d’émissions dans le monde. Les élus encouragent donc la Commission à promouvoir les liens entre l’ETS et les autres marchés de carbone, afin notamment d’éviter les fuites de carbone, c’est-à-dire la relocalisation hors de l’UE des industries polluantes, avec la perte de revenus et d’emplois que cela implique.

En août, l’envergure de l’ETS s’est encore accrue, puisque la Suisse y a connecté son propre système d’échange d’émissions. L’ETS est le plus grand marché de carbone au monde, un titre qu’il pourrait cependant perdre si la Chine déploie le système qu’elle envisage depuis un long moment déjà.

Le souhait de Washington de se retirer de l’accord de Paris a laissé un vide de gouvernance climatique que Bruxelles et Pékin tentent de combler.