Merkel et Sarkozy souhaitent une action européenne sur la transparence des marchés financiers [FR]
En réaction à la récente crise des marchés financiers, la Chancelière allemande Angela Merkel et le Président français Nicolas Sarkozy ont, ensemble, appelé au renforcement de la réglementation européenne sur les fonds d'investissement et les agences de notation.
En réaction à la récente crise des marchés financiers, la Chancelière allemande Angela Merkel et le Président français Nicolas Sarkozy ont, ensemble, appelé au renforcement de la réglementation européenne sur les fonds d’investissement et les agences de notation.
Les deux dirigeants européens ont annoncé qu’ils feraient campagne en faveur d’une initiative européenne destinée à améliorer la transparence des marchés financiers, suite à une réunion informelle à Meseberg, en Allemagne, le 10 septembre.
Suite à la récente crise financière provoquée par l’effondrement du marché du subprime aux Etats-Unis, Angela Merkel a notamment critiqué l’échec des agences de notations. Comment peut-on dire aux gens, chez eux, que personne n’était au courant et qu’il faut maintenant vivre avec les conséquences, a-t-elle demandé.
La Chancelière allemande a souligné que la transparence des marchés financiers avait également été une question essentielle abordée pendant les présidence allemande de l’UE et du G8 et a déclaré qu’elle devrait devenir une préoccupation européenne commune.
Le Président Sarkozy s’est montré strict envers les « spéculateurs financiers », comme les fonds d’investissement, qui ne devraient pas être autorisés à « détruire le système international tout entier ». Il s’est déclaré en faveur de la transparence et de la règlementation et pour une forme de capitalisme qui favorise les entrepreneurs et non les spéculateurs.
L’appel à un contrôle plus strict des agences de notation et à davantage de transparence du marché fait écho aux demandes des députés européens qui débattaient des récentes agitations des marchés financiers au Parlement européen la semaine dernière. A cette occasion, le commissaire chargé du marché intérieur, Charlie McCreevy, a promis d’examiner le rôle des agences de notation, mais a également fait savoir qu’il faudrait utiliser d’autres moyens pour améliorer la transparence que le recours aux règlementations (EURACTIV 06/09/07).
Angela Merkel et Nicolas Sarkozy ont également abordé des questions de préoccupation commune en Europe, comme l’énergie, et ont proposé la création d’un « conseil d’hommes sages » pour débattre sur l’évolution préférable de l’UE au cours des 30 prochaines années, y compris du point de vue de l’élargissement. Tous deux sont opposés à l’adhésion de la Turquie à l’UE, privilégiant plutôt une association. Ils restent néanmoins vagues sur la composition d’un tel conseil, mais soulignent que ses membres ne devraient pas être des individus impliqués activement dans la Commission, le Conseil ou le Parlement.