MidCat : le gouvernement portugais pense qu'il est encore possible de convaincre la France
Le gouvernement portugais pense qu’il est encore possible de convaincre la France d’autoriser des interconnexions à partir de la péninsule ibérique pour fournir du gaz d’abord, et de l’hydrogène ensuite, à l’Europe.
Le gouvernement portugais pense qu’il est encore possible de convaincre la France d’autoriser des interconnexions gazières à partir de la péninsule ibérique pour fournir du gaz d’abord, et de l’hydrogène ensuite, à l’Europe. Toutefois, il étudie également une autre interconnexion passant par l’Italie.
L’Espagne, le Portugal et l’Allemagne ont relancé les discussions sur le projet de gazoduc MidCat reliant l’Espagne et la France à travers les Pyrénées, affirmant qu’il pourrait permettre l’exportation de 7,2 milliards de mètres cubes de gaz par an vers l’Europe centrale, doublant ainsi la capacité actuelle d’exportation de gaz de l’Espagne.
Selon ses promoteurs, le MidCat permettrait de relier l’Europe au réseau espagnol de terminaux de gaz naturel liquéfié (GNL), ce qui contribuerait à renforcer l’indépendance énergétique de l’Europe dans le cadre du bras de fer actuel avec Moscou concernant les approvisionnements en gaz.
Cependant, Paris reste réticent, affirmant que les interconnexions existantes sont sous-utilisées à l’heure actuelle et qu’un nouveau gazoduc de gaz fossile n’est pas nécessaire au vu des objectifs de l’Europe en matière d’énergie propre. Le président français Emmanuel Macron a toutefois déclaré qu’il était prêt à se laisser convaincre par une telle idée.
Dans un entretien avec notre média partenaire Lusa à Bruxelles, le secrétaire d’État portugais aux Affaires européennes, Tiago Antunes, a réaffirmé que, du point de vue du Portugal, « la logique de la concrétisation de cette interconnexion existe et est assez évidente, et a été renforcée après la guerre en Ukraine ». Selon lui, il serait possible de lever les obstacles posés par la France pour le passage du gazoduc dans les Pyrénées.
« Nous pensons qu’il y a des arguments forts, et nous pensons qu’il sera possible de convaincre la France qu’il est dans l’intérêt de tous, dans l’intérêt de l’Europe, dans l’intérêt global de l’Europe, que nos pays soient plus interconnectés sur le plan énergétique, car ce n’est qu’ainsi que notre approvisionnement énergétique sera plus sûr », a-t-il déclaré.