Moyen-Orient : les dirigeants de l’UE appellent à un cessez-le-feu et durcissent leur position à l'égard d'Israël

Lors du sommet européen du 17 octobre, les dirigeants de l’Union européenne (UE) ont réitéré leurs appels en faveur d’une baisse des tensions au Moyen-Orient. Certains espèrent aussi que le récent assassinat du chef du Hamas, Yahya Sinwar, puisse déclencher des négociations en vue d’un cessez-le-feu.

EURACTIV.com
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Plusieurs d’entre eux ont exprimé l’espoir que cela conduise à un cessez-le-feu à Gaza. [Consilium]

Lors du sommet européen du 17 octobre, les dirigeants de l’Union européenne (UE) ont réitéré leurs appels en faveur d’une baisse des tensions au Moyen-Orient. Certains espèrent aussi que le récent assassinat du chef du Hamas, Yahya Sinwar, puisse déclencher des négociations en vue d’un cessez-le-feu.

Alors que les dirigeants européens discutaient de la situation au Moyen-Orient, les forces de défense israéliennes ont tué le chef du Hamas, Yahya Sinwar, considéré comme l’architecte des attentats du 7 octobre 2023, dans une attaque à Rafah, dans le sud de la bande de Gaza.

Plusieurs chefs d’État et de gouvernement de l’UE ont exprimé l’espoir que cela conduise à un cessez-le-feu à Gaza.

La guerre menée par Israël à Gaza dure depuis maintenant plus d’un an et a tué, selon le ministère de la Santé du Hamas, plus de 42 000 palestiniens. Le conflit s’est récemment étendu au Liban, Israël ayant bombardé la banlieue de la capitale Beyrouth et mené des attaques terrestres dans le sud du pays.

Le président du Conseil européen, Charles Michel, a déclaré à la presse que Yahya Sinwar était « responsable de la souffrance des habitants de Gaza », alors qu’il est considéré comme l’un des principaux organisateurs de l’attaque du Hamas contre Israël l’année dernière.

« Sa mort affaiblit le Hamas de manière significative », a ajouté la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen.

Le président français Emmanuel Macron estime de son côté que la mort de Yahya Sinwar pourrait marquer un tournant dans les pourparlers en vue d’un cessez-le-feu dans la région.

« Nous devrions saisir cette occasion pour libérer les otages et mettre fin à la guerre », a affirmé le président français aux journalistes après le sommet.

« Nous devons mettre fin aux opérations militaires […], accepter le cessez-le-feu à Gaza et ouvrir une perspective politique crédible pour les Israéliens et les Palestiniens. »

Dans le même temps, un fonctionnaire européen au fait des discussions estime que les dirigeants européens semblent lentement durcir leur position contre Israël. L’attitude de l’État hébreu deviendrait ainsi « de moins en moins acceptable » pour les chefs d’État et de gouvernement de l’UE.

C’est la première fois que ces derniers discutent de la situation dans la région depuis qu’Israël a étendu son offensive au sud du Liban.

Seize États de l’Union fournissent des soldats à la mission de maintien de la paix des Nations unies (FINUL) déployée dans la région, alors que de multiples attaques contre des Casques bleus ont été signalées la semaine dernière.

« Ces attaques constituent une grave violation du droit international et sont inacceptables. Elles doivent cesser immédiatement. Nous réaffirmons notre soutien total à la solution à deux États », a déclaré Charles Michel, président sortant du Conseil européen, estimant qu’il s’agissait de la « meilleure garantie de sécurité ».

[Édité par Anna Martino]