Olaf Scholz justifie sa visite en Chine, un « partenaire important » selon lui

Dans un commentaire publié mercredi (2 novembre), le chancelier allemand Olaf Scholz a défendu sa visite en Chine prévue ce jeudi, qui ferait de lui le premier chef de gouvernement occidental à se rendre dans le pays depuis la réélection du président chinois Xi Jinping.

EURACTIV Allemagne
German Chancellor Olaf Scholz meets Mongolian Prime Minister Luvsannamsrain Oyun-Erdene
Dans le cadre de cette stratégie, Olaf Scholz a souligné son engagement à « atteindre sa contribution de 2 % aux objectifs de capacité de l’OTAN en moyenne pluriannuelle » — une mise en garde qui, selon certains critiques, laisse ouverte la possibilité que les dépenses tombent en dessous de la barre des 2 % certaines années. [EPA-EFE/CLEMENS BILAN]

Dans un commentaire publié mercredi (2 novembre), le chancelier allemand Olaf Scholz a défendu sa visite en Chine prévue ce jeudi, qui ferait de lui le premier chef de gouvernement occidental à se rendre dans le pays depuis la réélection du président chinois Xi Jinping.

Xi Jinping a été réélu pour son troisième mandat le 23 octobre dernier et depuis lors, aucun chef de gouvernement occidental ne lui a rendu visite à ce jour.

« La Chine est et reste un partenaire important », explique M. Scholz dans un commentaire publié mercredi (2 novembre) par le quotidien allemand Frankfurter Allgemeine Zeitung.

Le chancelier a été critiqué pour son projet de voyage à Pékin en compagnie d’une délégation commerciale. Certains ont mis en avant des inquiétudes concernant la dépendance économique vis-à-vis de la Chine, la situation des droits de l’homme dans le pays et la rhétorique menaçante de Beijing vis-à-vis de Taïwan.

Le choix de la date de ce voyage a également été critiqué, car il intervient peu de temps après que le président chinois se soit assuré une emprise encore plus absolue sur le pouvoir lors du récent Congrès du Parti communiste.

Dans sa réponse à ces critiques, M. Scholz a déclaré qu’il aborderait des « sujets difficiles » avec le dirigeant chinois, notamment le respect des libertés civiles, les droits des minorités ethniques au Xinjiang et le commerce mondial libre et équitable.

Sur le plan économique, il a souligné que l’Allemagne ne chercherait pas à se « découpler » de la Chine, mais plutôt à minimiser les dépendances unilatérales et à œuvrer à la « diversification intelligente » des chaînes d’approvisionnement.

Parallèlement, le chancelier allemand a déclaré qu’il se rendrait à Beijing non seulement en tant que chancelier allemand « mais aussi en tant qu’Européen », notant qu’il « s’est étroitement coordonné avec nos partenaires européens, y compris le président [français Emmanuel] Macron et nos amis transatlantiques » avant son déplacement.

La décision de M. Scholz de se rendre seul à Beijing, tout comme la récente décision du gouvernement de Berlin d’accorder à la compagnie maritime chinoise Cosco une participation de 25 % dans le port de Hambourg précédemment, a suscité des interrogations chez certains partenaires européens.