P. Mandelson presse de retourner à la table des négociations [FR]

Le commissaire au commerce, Peter Mandelson, estime que les dirigeants doivent immédiatement saisir l'étroite fenêtre d'opportunité" pour conclure le cycle de Doha avant juillet 2007, date à laquelle la loi américaine sur les échanges commerciaux expire.

Le commissaire au commerce, Peter Mandelson, estime que les dirigeants doivent immédiatement saisir l’étroite fenêtre d’opportunité » pour conclure le cycle de Doha avant juillet 2007, date à laquelle la loi américaine sur les échanges commerciaux expire.

Rencontrant son homologue indien, Peter Mandelson, le responsable du commerce européen, a déclaré qu’il était temps de remettre en marche le moteur de l’OMC, maintenant que de nouveaux ministres étaient en place en Australie et au Japon et que les élections brésiliennes et américaines étaient finies – ce qui renforce la marge de manoeuvre des négociateurs.

Encourageant les dirigeants à « reprendre là où nous nous sommes arrêtés », il a déclaré que la proposition du G20 des pays en développement serait la clé pour trouver un accord : « Viser sous la barre de ce que le G20 propose n’est pas assez ambitieux. Exiger plus nous pousserait à l’échec », ajoutant : « Chaque acteur-clé devra montrer un engagement renouvelé et une véritable flexibilité ». 

Néanmoins, la stratégie de relance des négociations du commissaire semble avoir plus pour objectif de convaincre les parties prenantes que ce qu’il y avait sur la table en juillet 2006 serait « vraiment, vraiment » mieux qu’aucun accord du tout, que de faire de nouvelles concessions au nom de l’UE.

Même si P. Mandelson s’engage dans son discours à « améliorer l’offre des tarifs douaniers agricoles [de l’UE] en augmentant substantiellement [de 10%] les 39% offerts l’année dernière », il s’agit exactement de la même offre que celle qui était sur la table lors de la suspension des discussions en juillet 2006 (EURACTIV, 25 juil. 2006). Bien qu’elle corresponde davantage aux exigences des pays en voie de développement, les Etats-Unis la considèrent encore comme largement insuffisante.

Le commissaire prévient que l’alternative serait « une grande feuille blanche, sur laquelle aucun bénéfice ne serait inscrit ».