Pays-Bas : le Parti pour les animaux défend une réduction de 75 % du nombre de têtes de bétail
Le Parti néerlandais pour les animaux s'est engagé dans son programme électoral pour les prochaines élections nationales de novembre vouloir réduire le nombre de têtes de bétail de 75 % pour diminuer les émissions de gaz à effet de serre.
Le Parti néerlandais pour les animaux s’est engagé dans son programme électoral pour les prochaines élections nationales de novembre vouloir réduire le nombre de têtes de bétail de 75 % pour diminuer les émissions de gaz à effet de serre. Une proposition qui cristallise les tensions entre le gouvernement sortant et les agriculteurs.
Mardi (5 septembre), le parti, proche des Verts, a présenté son ambitieux programme électoral, dans lequel il propose de réduire le nombre de têtes de bétail de manière drastique pour des raisons environnementales.
« L’industrie de l’élevage est l’un des plus gros émetteurs de gaz à effet de serre et la cause de la crise de la nature. Il entraîne la pollution de nos eaux souterraines, […], des dommages sanitaires pour les résidents locaux, la perte de sols fertiles, la déforestation et un risque accru de nouvelles pandémies », peut-on lire dans le programme du parti.
« En réduisant d’au moins 75 % le nombre d’animaux dans l’industrie de l’élevage, nous nous attaquons simultanément à tous ces problèmes », ajoute le programme du parti.
Étant donné que la réglementation européenne oblige les Pays-Bas à réduire leurs émissions d’azote, les gouvernements qui se sont succédé ont demandé au secteur agricole de réduire le nombre de têtes de bétail afin de respecter le seuil de pollution azotée fixé par la législation, au grand dam des agriculteurs.
En mai, une limite proposée de 2,5 à 3 vaches par hectare a compromis les négociations sur un accord agricole entre le gouvernement néerlandais et les syndicats d’agriculteurs, qui cherchaient à se mettre d’accord sur une feuille de route commune pour l’avenir du secteur. Les négociations ont échoué au mois de juin.
À l’époque, les négociateurs s’attendaient à ce qu’une diminution de 25 à 30 % du bétail soit nécessaire pour parvenir à un accord — un chiffre bien inférieur à ce que le PvdD demande dans son programme.
Outre l’appel radical à réduire le nombre de têtes de bétail, le parti a également demandé la création d’un ministère du Climat et de la Biodiversité et la révocation des licences des grandes entreprises polluantes — un domaine dans lequel les dirigeants néerlandais ont également de mauvais antécédents.