Pêche : discussions houleuses en vue
La France, l’Espagne et le Portugal s’opposent à une révision de la politique commune de la pêche qui restreindrait la quantité des prises hors des zones européennes.
La France, l’Espagne et le Portugal s’opposent à une révision de la politique commune de la pêche qui restreindrait la quantité des prises hors des zones européennes.
Lors d’une réunion interministérielle des ministres européens de l’Agriculture, vendredi 13 mai à Bruxelles, les représentants français, portugais et espagnols se sont opposés à la commissaire européenne à la Pêche, Maria Damanaki. Celle-ci veut négocier une « nouvelle génération d’accords » pour les activités de pêche hors des eaux de l’Union européenne.
La Commission souhaiterait que seules les quantités en surplus soient pêchées, afin de ne pas perturber l’équilibre socio-économique de ces régions, pour la plupart situées en Afrique. La démarche s’inscrit dans le cadre du partenariat de pêche UE-Afrique.
Dans une lettre commune, la France, l’Espagne et le Portugal appellent à considérer « comme essentiel le maintien des accords de pêche existants, et la possibilité d’une extension des possibilités de pêche ». Ils bénéficient tout trois d’accords avec le Maroc, le Sénégal et la Mauritanie.
Acteur responsable
La Commission semble s’être rangée du côté des organisations de défense de l’environnement. Selon Greenpeace-Afrique, l’UE pêche environ 1,2 million de tonnes de poissons par an à l’étranger dont 400 000 tonnes proviennent essentiellement de la côte ouest africaine. Ces activités compromettent la survie des populations de pêcheurs locaux.
L’organisation a appelé l’UE à devenir « un acteur responsable » dans ce secteur.
Un représentant du porte-parole de la commissaire européenne a d’ores et déjà déclaré que « les négociations pour une nouvelle politique de la pêche promettent d’être houleuses ». La Commission présentera officiellement ses propositions aux alentours du 13 juillet.