Pour Hillary Clinton, les États-Unis et l’Europe doivent sortir le monde de la crise
« Il faut un leadership de la crise mondiale, et l’Amérique et l’Europe doivent s’en emparer afin d’affronter la crise ». C’est ce qu’a déclaré le 6 mars la secrétaire d’État américaine Hillary Clinton devant un auditoire composé de jeunes Européens.
« Il faut un leadership de la crise mondiale, et l’Amérique et l’Europe doivent s’en emparer afin d’affronter la crise ». C’est ce qu’a déclaré le 6 mars la secrétaire d’État américaine Hillary Clinton devant un auditoire composé de jeunes Européens.
Au cours d’un évènement privé intitulé « La nouvelle génération prend la parole», dont la plupart des participants se sont avérés être de jeunes employés ou stagiaires des institutions européennes, Mme Clinton a complimenté l’Europe sur son intégration, la qualifiant « d’effort international extraordinaire ».
« L’Europe actuelle est largement considérée comme un miracle », a-t-elle déclaré, soulignant que l’UE connaît sa période de paix la plus longue depuis l’Empire romain et que ses États membres n’ont jamais été plus prospères ou plus sûrs.
Parlant au nom de son pays, le chef de la diplomatie américaine a insisté sur le fait qu’« en dépit des difficultés à venir, la nouvelle administration [était]optimiste et à la hauteur de la mission ».
Le président du Parlement, Hans-Gert Pöttering, a décrit Mme Clinton comme un leader visionnaire dans un contexte où le monde en a besoin, et a souligné le début d’une nouvelle ère dans les relations américano-européennes.
Il a poursuivi en indiquant qu’il leur faudrait « travailler en tant que partenaires égaux à la construction d’un avenir meilleur ».
Lors d’une session de questions-réponses, Mme Clinton a abordé les thèmes du changement climatique, de la lutte contre le terrorisme, de la situation au Moyen-Orient, des relations avec la Russie, du Darfour et des droits des homosexuels.
La secrétaire d’État américaine a reconnu qu’il serait difficile d’obtenir le soutien de la Chine, de l’Inde, de l’Indonésie et d’autres pays sur l’accord sur le changement climatique lors des négociations des Nations unies qui se tiendra en décembre à Copenhague.
Puis, sur un des sujets favoris de l’administration Bush, Mme Clinton a déclaré que l’ambition de son pays est de parvenir à éradiquer le terrorisme, et s’est clairement prononcée en faveur de la création d’un État palestinien viable. Quant à la situation en Afrique, elle a souligné le besoin de développer les capacités de ce continent à résoudre les nombreux problèmes auxquels il est confronté.
Mme Clinton a exprimé sa satisfaction de la décision prise par l’OTAN de revitaliser le Conseil OTAN-Russie, gelé suite à la courte guerre en Géorgie d’août 2008.
Elle a ajouté que les États-Unis et la Russie demeuraient fortement en désaccord sur certains points, tels que la Géorgie, l’utilisation de l’énergie comme moyen d’intimidation par Moscou et les affirmations de la Russie selon lesquelles elle possède des sphères d’influences ou un droit de veto quant à la candidature à l’OTAN de l’Ukraine et de la Géorgie.