Sebastian Kurz soutient une adhésion rapide des Balkans occidentaux à l'UE

Le chancelier Sebastian Kurz a appelé l’Union européenne à donner aux États des Balkans une réelle perspective d’adhésion, avant le sommet UE-Balkans occidentaux qui se tiendra à Brdo mardi (5 octobre).

EURACTIV.com
EPP Group Bureau meeting in Berlin
Le chancelier autrichien Sebastian Kurz arrive pour une réunion du Bureau du Groupe PPE à Berlin, en Allemagne, le 09 septembre 2021. [CLEMENS BILAN/EPA]

Le chancelier Sebastian Kurz a appelé l’Union européenne à donner aux États des Balkans une réelle perspective d’adhésion, avant le sommet UE-Balkans occidentaux qui se tiendra à Brdo mardi (5 octobre). Il a également déclaré qu’il soutiendrait la proposition de la Slovénie qui invite à les admettre dans l’UE d’ici à 2030.

« Nous devons continuer à donner aux États des Balkans occidentaux une perspective d’adhésion crédible », a déclaré M. Kurz, ajoutant qu’il s’agirait de les soutenir « économiquement et dans leurs efforts de réforme. »

M. Kurz a également déclaré que l’adhésion serait cruciale pour la sécurité et la stabilité en Europe, car un vide dans la région ouvrirait la porte à d’autres pays, comme la Chine ou la Turquie, pour combler ce vide et étendre leur influence sur le continent.

L’Autriche soutient depuis longtemps l’adhésion rapide des pays des Balkans occidentaux. Lors d’une visite d’État en Serbie début septembre, le chancelier a souligné que l’UE ne serait complète que lorsque tous les États des Balkans occidentaux auraient rejoint le bloc.

Alors que l’UE a promis aux pays des Balkans occidentaux une perspective d’adhésion il y a plus de 18 ans, les négociations sont dans l’impasse. Plusieurs pays de l’UE, dont la France et les Pays-Bas, s’opposent à leur adhésion rapide par crainte d’une répétition des adhésions précipitées de la Bulgarie et de la Roumanie en 2007.

Par ailleurs, la Bulgarie bloque actuellement le début des négociations avec la Macédoine du Nord en raison d’un différend linguistique et culturel.