Selon Juncker, la hausse des taux d'intérêt ne s'impose pas [FR]
De nombreux acteurs économiques, dont le président de l'Eurogroupe, Jean-Claude Juncker et l'OCDE, se sont prononcés contre la décision annoncée de la BCE de relever les taux d'intérêt lors de la prochaine réunion du Conseil des gouverneurs, le 1er décembre.
De nombreux acteurs économiques, dont le président de l’Eurogroupe, Jean-Claude Juncker et l’OCDE, se sont prononcés contre la décision annoncée de la BCE de relever les taux d’intérêt lors de la prochaine réunion du Conseil des gouverneurs, le 1er décembre.
De nombreux acteurs économiques se sont opposés à la décision de la BCE de relever les taux d’intérêt lors du prochain Conseil des gouverneurs le 1er décembre, dont le président de l’Eurogroupe, Jean-Claude Juncker, l’OCDE et le ministre des Finances autrichien.
Le Président de la BCE, Jean-Claude Trichet, a défendu cette décision sur le site Internet de la Banque centrale européenne. Il a souligné les points suivants:
Pourquoi une annonce si hâtive et si peu rituelle? Pourquoi un tel alarmisme du Conseil des gouverneurs ces derniers jours?
J’ai dit que nous n’avions pas le projet «ex ante» d’une série de hausses répétées. Nous avons dans le passé toujours, à tout moment, fixé les taux au niveau nécessaire pour assurer la stabilité des prix à moyen terme en fonction de l’ensemble des informations dont nous disposons. Chacun peut être assuré que nous continuerons de le faire. Ni plus. Ni moins.
Ne craigniez vous pas de casser la fragile reprise de la croissance qui se manifeste?
Préserver et maintenir la stabilité des prix, c’est préserver la confiance. Préserver la confiance c’est essentiel pour la croissance et l’emploi. Dans le domaine monétaire et financier nous sommes à la fois les gardiens et les garants de la confiance.
Bien que l’inflation soit sous contrôle, la croissance dans la zone euro est loin d’être «saine et durable». Qu’est ce qui ne fonctionne pas ?
La croissance a été évidemment décevante au cours des dernières années. Mais savez-vous qu’elle a, en moyenne été un peu supérieure dans la zone Euro depuis l’euro – de 1999 à 2004 – à son niveau moyen dans les sept années avant l’Euro, de 1992 à 1998, 1,9% contre 1,8% ? Pourquoi la croissance est-elle insuffisante ? Parce que nous n’avons pas encore partout en Europe fait les réformes nécessaires. Ceux qui ont fait les réformes ont une croissance plus rapide. Regardez l’Irlande, regardez la Finlande dans la zone Euro, regardez le Danemark qui suit exactement la même politique monétaire que nous. En dehors d’Europe regardez le Canada, regardez l’Australie !
Ce sont donc les gouvernements qui sont responsables de l’anémie de la croissance ?
Non, nous n’accusons personne. Je constate simplement qu’il y a malheureusement encore largement une absence de pédagogie efficace de la part de nous tous –responsables politiques, monétaires, partenaires sociaux, universitaires, etc. pour convaincre l’opinion que la mise en œuvre de ces réformes de structure bénéficiera à tous. Dans de grandes démocraties politiques, qui sont en même temps des démocraties d’opinion, convaincre l’opinion publique est essentiel.