Sept États membres et la France s’opposent aux normes d’émissions Euro 7 pour les voitures

Une coalition de huit États membres, menée par la République tchèque, s’est réunie pour exprimer ses critiques à l’égard des normes d’émission Euro 7 proposées pour les voitures.

EURACTIV République tchèque
Blurred,Silhouettes,Of,Cars,Surrounded,By,Steam,From,The,Exhaust
Selon la Commission européenne, les règles des normes Euro 7 rassemblent les limites d’émissions pour tous les véhicules à moteur, c’est-à-dire les voitures, les camionnettes, les autobus et les camions, dans un ensemble unique de règles. [Shutterstock/LanaElcova]

Une coalition de huit États membres, menée par la République tchèque, s’est réunie pour exprimer ses critiques à l’égard des normes d’émission Euro 7 proposées pour les voitures.

Selon la Commission européenne, les règles des normes Euro 7 rassemblent les limites d’émissions pour tous les véhicules à moteur, c’est-à-dire les voitures, les camionnettes, les autobus et les camions, dans un ensemble unique de règles.

Les nouvelles règles sont neutres à l’égard des carburants et des technologies et fixent les mêmes limites, que le véhicule utilise de l’essence, du diesel, des systèmes de propulsion électriques ou des carburants de substitution.

La République tchèque, la Bulgarie, la France, la Hongrie, l’Italie, la Pologne, la Roumanie et la Slovaquie ont signé un document informel qui a été envoyé à la présidence suédoise du Conseil de l’UE et à la Commission européenne.

Ils accusent la Commission européenne de faire peser sur les constructeurs automobiles européens des obligations supplémentaires qui vont au-delà des limites d’émissions précédemment convenues et de la transition vers l’électromobilité.

Cohérence avec la fin des voitures thermiques en 2035 ?

La coalition considère que les limites d’émission proposées sont irréalistes, surtout si l’on tient compte de l’engagement pris précédemment par l’UE visant à éliminer progressivement les moteurs à combustion interne après 2035.

« Nous nous opposons à toute nouvelle exigence en matière d’émissions de gaz d’échappement pour les voitures et les camionnettes, car elle détournerait les investissements du secteur de la voie récemment convenue menant à des émissions de CO2 nulles pour les voitures », peut-on lire dans la lettre.

La coalition a recensé sept domaines spécifiques dans lesquels elle estime que des changements sont nécessaires. Le principal d’entre eux concerne la demande de report de l’applicabilité des règles proposées.

Alors que la proposition indique que les nouvelles normes d’émission prendront effet en juillet 2025 pour les voitures et en juillet 2027 pour les camions, la coalition plaide pour une prolongation d’au moins trois ans pour les voitures et de cinq ans pour les camions.

L’Allemagne n’est pas dans la coalition

Bien qu’elle ait critiqué les normes Euro 7, l’Allemagne a décidé de ne pas rejoindre la coalition. L’absence de l’Allemagne pourrait être attribuée à des raisons politiques internes, selon le quotidien Hospodářské noviny.

« Nous avons été les premiers à expliquer clairement, l’année dernière, que les normes Euro 7 était imparfaite. Depuis lors, nous avons [convaincu] d’autres pays de soutenir notre position et nous avons réussi », a expliqué le ministre tchèque des Transports, Martin Kupka (ODS, CRE), à Hospodářské noviny.

« Nous avons construit une alliance solide en faveur d’une forme plus raisonnable des normes Euro 7. Je pense que les huit États actuels seront rejoints par d’autres et qu’il y en aura plus de dix », a-t-il ajouté.

[Édité par Paul Messad]