Siège du Parlement européen: "l’État ne laissera jamais tomber Strasbourg"

Le secrétaire d’Etat aux Affaires européennes, Clément Beaune, a assuré lundi que l’Etat ne laissera « jamais tomber Strasbourg », siège officiel du Parlement européen, alors que plus aucune session ne s’est tenue en Alsace depuis plus d’un an en raison de la pandémie.

Eureopan Parliament plenary session
epa08883937 European Parliament President David Sassoli remotely opens a plenary session of the European Parliament from Strasbourg, France as most of the MEPs gather for the session in Brussels, Belgium, 14 December 2020. Among others, the Eureopan Pariament debates the general budget 2021. France complained that the Euroepan Parliament is not holding its sessions in Strasbourg since the start of the Covid-19 pandemic. EPA-EFE/OLIVIER HOSLET [<a href="https://www.epa.eu/photographers/Olivier-Hoslet" target="_blank" rel="noopener">OLIVIER HOSLET/EPA</a>]

Le secrétaire d’État aux Affaires européennes, Clément Beaune, a assuré lundi (12 avril) que l’État ne laissera « jamais tomber Strasbourg », siège officiel du Parlement européen (PE), alors que plus aucune session ne s’est tenue en Alsace depuis plus d’un an en raison de la pandémie.

Le nouveau contrat triennal 2021-2023, qui vise à renforcer le rayonnement européen de la ville, d’un montant de 189 millions d’euros, doit être signé « très rapidement », a déclaré M. Beaune dans un entretien au quotidien régional Les Dernières Nouvelles d’Alsace (DNA).

Il matérialisera « l’engagement de la France et du gouvernement dans le soutien à Strasbourg durant cette période difficile sans session » du PE, a-t-il insisté.

« L’effort est produit par (…) l’État et les collectivités », notamment « sur les grands enjeux qui sont parfois critiqués à l’égard de Strasbourg, dont l’accessibilité », a-t-il insisté.

Alors que des travaux de réhabilitation de 500 millions d’euros sont envisagés dans le bâtiment Paul-Henri Spaak à Bruxelles, M. Beaune a indiqué avoir « demandé des précisions pour repousser les décisions sur d’éventuels aménagements » dans la capitale belge et mis en garde contre une « stratégie de renforcement de l’implantation bruxelloise ».

« Nous sommes en train d’intervenir auprès de la direction du Parlement européen pour que les décisions ne se prennent pas de manière précipitée et que les projets bruxellois n’affaiblissent pas Strasbourg », a-t-il encore insisté.

A l’approche de la présidence française de l’Union européenne qui débutera le 1er janvier, « Strasbourg sera le principal lieu de rayonnement européen de la France ces prochains moins », a-t-il assuré.

« L’État ne laissera jamais tomber Strasbourg », a martelé M. Beaune, annonçant une visite « prochaine » d’Emmanuel Macron dans cette ville afin de « marquer au plus haut niveau son soutien à la capitale européenne ».

Le siège officiel du PE est établi à Strasbourg par les traités européens, dont une modification nécessiterait l’unanimité des Etats membres. Mais dans les faits, la majeure partie du travail parlementaire a lieu à Bruxelles, où le Parlement dispose également d’un hémicycle.

En temps normal, les eurodéputés se rendent une fois par mois dans la capitale alsacienne pour des plénières durant desquelles ils votent les textes.

Mais leur tenue depuis un an à Bruxelles en raison de la pandémie apporte de l’eau au moulin des nombreux eurodéputés qui souhaitent concentrer leur activité exclusivement dans la capitale belge, suscitant une inquiétude en France et en Alsace sur le maintien du statut de « capitale européenne » pour Strasbourg.