En Allemagne, l’idée d’un étiquetage obligatoire de la viande progresse
Selon un sondage publié par Greenpeace, nombre de grands vendeurs et producteurs de viande allemands verraient d’un bon œil l’instauration d’un étiquetage contraignant sur l’origine.
Selon un sondage publié par Greenpeace, nombre de grands vendeurs et producteurs de viande allemands verraient d’un bon œil l’instauration d’un étiquetage contraignant sur l’origine.
McDonalds, Tank und Rast, LSG Sky Chefs, la filiale alimentaire de Deutsche Lufthansa, les organisations de producteurs de viande porcine (ISN) et de volaille (ZDG), ainsi que les grandes chaines de supermarchés soutiennent l’idée d’un étiquetage obligatoire pour la viande, a révélé une étude menée par Greenpeace Allemagne et publiée le 27 mars.
Aldi, Rewe, Kaufland, et Tegut, soit toutes les grandes chaines de supermarchés du pays, soutiennent l’initiative de Greenpeace pour améliorer la transparence sur les produits carnés. « Edeka n’a pas donné de réponse claire, Net et Real n’ont pas répondu du tout. Real, de l’entreprise Metrogroup, ne semble pas se soucier assez du bien-être animal », a indiqué l’ONG.
Appels à l’action
Le sondage a été lancé après que Lidl, une marque allemande, prenne l’initiative d’indiquer l’origine de toutes ses viandes fraîches, motivé par les récents scandales. Cette mesure devrait entrer en vigueur à Pâques.
Il s’agit d’une initiative volontaire bienvenue, estime Stephanie Töwe, spécialiste agricole chez Greenpeace Allemagne, qui pourrait être rendue contraignante. « Nous ne voulons pas que chaque vendeur ou service traiteur établisse sa propre initiative. Nous appelons donc le gouvernement allemand à enfin agir et à préparer un étiquetage obligatoire. »
L’ONG est en faveur d’un étiquetage à plusieurs niveaux, qui serait donc appliqué à la fois à l’industrie des plats préparés et aux importations. « Ce système devrait aussi informer le consommateur lorsque les animaux ont été nourris aux OGM ou non des animaux et sur les méthodes d’élevage », ajoute-t-elle.
Le 23 mars, le gouvernement avait indiqué vouloir introduire un étiquetage volontaire sur le bien-être animal. « Un étiquetage volontaire faible, tel qu’annoncé vendredi dernier par la ministre fédérale de l’Agriculture, Julia Klöckner, n’aidera personne, ni les consommateurs ni l’industrie de la viande, et encore moins les animaux », estime toutefois Stephanie Töwe.