Thon rouge : la France en faveur de l’interdiction
Avant la mi-février, la France se prononcera pour l’inscription du thon rouge à l’annexe 1 de la convention de Washington, ont annoncé l’Elysée et Jean-Louis Borloo au journal Le Monde.
Avant la mi-février, la France se prononcera pour l’inscription du thon rouge à l’annexe 1 de la convention de Washington, ont annoncé l’Elysée et Jean-Louis Borloo au journal Le Monde.
Rebondissement inattendu dans la position de la France sur le dossier du thon rouge. L’Elysée a affirmé au Monde, lundi 1er février, que la France prendrait parti pour l’interdiction de la commercialisation de ce poisson dont les stocks diminuent à toute vitesse. L’annonce «se fera d’ici quinze jours», a confirmé au Monde Jean-Louis Borloo, qui doit lui-même rendre publique cette décision.
Paris demandera donc l’inscription du thon rouge à l’annexe 1 de la convention de Washington (ou Cites), et donc l’interdiction du commerce international de ce poisson. Cette décision représente un revirement, puisque la France a toujours défendu une approche beaucoup moins restrictive de la pêche au thon rouge.
Cette annonce est une victoire pour Jean-Louis Borloo qui, s’oppose sur ce point à son homologue de l’Agriculture. Contacté par EURACTIV.fr, cabinet du ministre de l’Agriculture et de la Pêche, Bruno Le Maire s’est refusé à tout commentaire.
L’inscription à l’annexe 1 de la Cites n’interdit pas totalement la pêche de ce poisson. Elle permet en effet aux pêcheurs de vendre le fruit de leur travail dans leur propre pays. Un moyen de préserver la pêche artisanale.
Si elle est confirmée, cette décision de la France pourrait faire basculer la position européenne sur l’interdiction de la pêche au thon rouge, et aboutir à une décision communautaire en ce sens. Dans un entretien à EURACTIV.fr, un représentant de l’association Greenpeace accusait, fin janvier, le ministre de l’Agriculture et de la Pêche d’être le «verrou» empêchant toute évolution sur le plan européen.