Un ancien commissaire européen soupçonne une conspiration italienne autour du « Qatargate »
L’ancien commissaire européen grec Dimitris Avramopoulos a déclaré que certains groupes à Rome tentent de l’impliquer dans le scandale du Qatargate afin de l’écarter du processus de sélection du prochain représentant spécial de l’UE pour les relations avec les pays du Golfe.
L’ancien commissaire européen grec Dimitris Avramopoulos a déclaré que certains groupes à Rome tentent de l’impliquer dans le scandale du Qatargate afin de l’écarter du processus de sélection du prochain représentant spécial de l’UE pour les relations avec les pays du Golfe. Ce poste est également convoité par l’ancien ministre italien des Affaires étrangères, Luigi Di Maio.
Dimitris Avramopoulos, ancien commissaire européen, était membre du conseil consultatif de l’ONG Fight Impunity, liée à Antonio Panzeri, qui vient d’être arrêté pour son implication dans le scandale du Qatargate. M. Avramopoulos a démissionné immédiatement après la révélation de l’arrestation de M. Panzeri liée à ce scandale.
Cependant, le journal La Stampa a révélé que non seulement il était membre de l’ONG, mais il recevait aussi une paie. Selon le journal, il aurait touché 60 000 euros entre février 2021 et février 2022.
« Le comité auquel j’ai participé, avec des figures telles que Federica Mogherini, l’ancien [Premier ministre] français Bernard Cazeneuve et la sénatrice [italienne] Emma Bonino, était digne […] Pour ma participation et la compensation qui allait avec, j’ai demandé l’approbation de la Commission européenne, qui m’a été accordée par écrit par la présidente Ursula Von der Leyen », a déclaré Dimitris Avramopoulos dans un communiqué.
La Commission a déclaré qu’une procédure interne serait lancée lundi (19 décembre) pour déterminer ce qui s’est passé exactement entre Dimitris Avramopoulos et l’ONG.
Mais Dimitris Avramopoulos est allé plus loin, en déclarant qu’il existe des groupes en Italie qui souhaitent le voir écarté de la compétition pour le poste de représentant spécial de l’UE pour les relations avec les pays du Golfe.
« Certains groupes en Italie font un effort organisé pour déformer l’image de ma participation entièrement légale et formelle à la lutte contre l’impunité. L’objectif premier est d’affaiblir la candidature que j’ai présentée au poste de représentant spécial de l’Union européenne dans le Golfe Persique et, bien sûr, le soutien du candidat socialiste italien [Luigi Di Maio] », a-t-il déclaré au site d’information Enikos.gr.
« Tout le monde à Bruxelles sait que nous avons un candidat en tête pour ce poste. J’estime que la décision finale va être reportée », a ajouté M. Avramopoulos.
M. Di Maio est arrivé en tête, mais avec des commentaires critiques venant principalement de son propre pays. De nombreuses personnes à Rome se sont plaintes que son CV ne comportait pas les éléments nécessaires pour un poste aussi prestigieux.
Ces critiques ont été portées à l’attention du haut représentant de l’UE pour la politique étrangère, Joseph Borrell, qui aurait temporairement suspendu la nomination.