Un fonctionnaire kosovar accusé de trafic d'organes
Un procureur de l'Union européenne a cité sept suspects liés à un réseau international de trafic d'organes, rapporte BETA, le partenaire d'EURACTIV Serbie. Selon un rapport de presse, au moins deux d'entre eux exercent des fonctions haut placées au ministère de la santé au Kosovo.
Un procureur de l'Union européenne a cité sept suspects liés à un réseau international de trafic d'organes, rapporte BETA, le partenaire d'EURACTIV Serbie. Selon un rapport de presse, au moins deux d'entre eux exercent des fonctions haut placées au ministère de la santé au Kosovo.
Selon EULEX, la mission "Etat de droit" menée par l'UE au Kosovo, un groupe de criminels organisés ferait du trafic d'êtres humains au Kosovo afin de transplanter leurs organes sur d'autres personnes.
L'accusation a été présentée au tribunal d'instance de Pristina, a confirmé à EURACTIV une éminente porte-parole d'EULEX, Karin Limdal.
Lorsqu'EURACTIV lui a demandé si cette affaire était liée aux prétendus vols d'organes perpétrés par l'Armée de libération du Kosovo (KLA) lors de la guerre du Kosovo, Mme Limdal n'a pas souhaité faire de commentaires (voir "Background").
Elle a expliqué que les juges devraient confirmer l'accusation d'ici la fin du mois. Cette accusation serait alors lue au tribunal et deviendrait par la même occasion publique. Mme Limdal a expliqué qu'elle ne donnerait pas davantage de détails avant ce jour-là.
Toutefois, certains détails ont été cités par la presse locale et repris par des agences de presse. Des victimes auraient été recrutées dans d'autres pays, tels que la Moldavie, le Kazakhstan, la Turquie et la Russie pour ensuite être transportées et reçues à l'aéroport de Pristina contre la fausse promesse d'être payées pour le don de leurs reins.
Ilir Rrecah, un ancien haut fonctionnaire du ministère de la santé, ferait partie des accusés. Tous les individus suspectés auraient déjà pris le large.