Une 4e vague moins forte que prévu, si la vaccination se poursuit, selon l’Institut Pasteur

Grâce au passe sanitaire, au retour de certains gestes barrières, et à la hausse importante de la vaccination, la quatrième vague pourrait être moins forte que prévu à l’hôpital.

Ouest-France
First Vaccidrive drive through Covid-19 vaccination center opens in France
Pour augmenter la couverture vaccinale, le gouvernement a adopté une stratégie « d’aller vers » afin que le processus se fasse plus rapidement et soit plus accessible aux Français, notamment avec ce « Vaccidrive », devant la clinique de Saint-Jean-de-Vedas, près de Montpellier. [EPA-EFE/GUILLAUME HORCAJUELO]

L’institut Pasteur a mis à jour ses modélisations concernant l’évolution de l’épidémie de coronavirus. Grâce au passe sanitaire, au retour de certains gestes barrières, et à la hausse importante de la vaccination, la quatrième vague pourrait être moins forte que prévu à l’hôpital. Un article de notre partenaire Ouest-France.

La forte hausse de la vaccination et l’extension du passe sanitaire vont permettre de réduire le nombre de personnes hospitalisées au pic de la quatrième vague à venir, estime l’institut Pasteur, dans une mise à jour de ses modélisations de l’épidémie de coronavirus.

Avec 684 000 doses injectées du 16 au 22 juillet et une hausse de l’adhésion de la population à la vaccination, « cette accélération est susceptible d’impacter la dynamique de l’épidémie », estiment les scientifiques de l’institut Pasteur, dans une modélisation publiée le 26 juillet, moins pessimiste que les précédentes.

Un pic estimé à 2 500 hospitalisations quotidiennes en septembre

Selon eux, le pic hospitalier de la quatrième vague interviendra en septembre, avec des pressions sur l’hôpital possiblement importantes dès le mois d’août. Des dates qui ne changent pas par rapport aux précédentes modélisations, où le nombre de doses injectées était plus faible et où l’acceptation de la vaccination était moins grande.

Mais « l’accélération de la vaccination peut avoir un impact important sur la taille du pic épidémique ». Ce pic est estimé à 2 500 hospitalisations quotidiennes contre 4 800 estimées dans des modélisations du 9 juillet, trois jours avant l’annonce de l’extension du passe sanitaire par Emmanuel Macron. Ce nombre de 2 500 nouvelles hospitalisations reste néanmoins important et laisse craindre une situation préoccupante dans les hôpitaux.

Au-delà de la hausse de la vaccination, cette baisse est également rendue possible grâce à une baisse du taux de transmission avec le renforcement des gestes barrière et notamment le port du masque.

Pour que la quatrième vague diminue, la hausse de la vaccination doit se poursuivre

L’hypothèse est confortée par la comparaison avec la situation au Royaume-Uni. « Dans un scénario hypothétique où la couverture vaccinale en France serait similaire à la couverture vaccinale anglaise, notre modèle anticipe que l’impact de cette quatrième vague sur le système hospitalier français resterait limité, avec un pic des hospitalisations inférieur à 2 000 dans tous les scénarios », affirme l’institut Pasteur.

Une bonne nouvelle qui ne sera néanmoins possible qu’à une condition : que « l’accélération de la vaccination continue avec une adhésion massive de la population et que les taux de transmission diminuent en population générale, grâce notamment au maintien des gestes barrières, au port du masque et au passe sanitaire ».

Attention, ces modélisations ne sont pas des prédictions, précise bien l’institut Pasteur. « Ces scénarios sont faits sur la base de données incomplètes et d’hypothèses incertaines. La propagation du virus SARS-CoV-2 est difficile à anticiper ; et la dynamique de l’épidémie peut changer rapidement », préviennent les scientifiques.

De plus, ces modélisations ne prennent pas en compte l’éventuel risque accru d’hospitalisations du variant Delta ni la réduction de l’efficacité d’une seule dose de vaccin avec le variant Delta.