Vignes : la Commission prête à revenir sur la libéralisation
Lors de la prochaine réunion du groupe de haut niveau sur les droits de plantation, des propositions seront faites pour réinstaurer un outil de gestion des surfaces comme le monde viticole le réclame depuis des mois, a appris EURACTIV.fr.
Lors de la prochaine réunion du groupe de haut niveau sur les droits de plantation, des propositions seront faites pour réinstaurer un outil de gestion des surfaces comme le monde viticole le réclame depuis des mois, a appris EURACTIV.fr.
Les intenses efforts de lobbying des viticulteurs et du gouvernement pourraient être bientôt récompensés dans le dossier épineux des droits de plantation. En effet, la France bataille depuis plusieurs mois contre une directive de 2008 qui supprimera d’ici 2018 la réglementation actuelle qui oblige à demander une autorisation avant de planter de nouvelles vignes. Cette procédure permettait de s’assurer que les vignobles maîtrisent leur production.
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Jusqu’à présent, les discussions sont engluées au sein d’un groupe de haut niveau mis en place en janvier par le commissaire à l’Agriculture.
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Mais la situation pourrait maintenant bouger rapidement. Lors d’une conférence organisée mardi 18 septembre à la maison de l’Europe de Paris, le directeur général adjoint de l’Agriculture et du développement rural de la Commission européenne a laissé filtrer les intentions de Bruxelles. « Nous sommes prêts à faire des propositions », a lâché Joao Pacheco en répondant à une question d’un viticulteur présent dans la salle, qui s’inquiétait pour l’avenir des Appelations d’Origine Contrôlée. « Nous sommes loin du marché (…). Nous vous laisserons décider s’il faut planter ou pas. »
Interrogé par EURACTIV.fr, le fonctionnaire européen a confirmé que lors de la réunion du groupe de haut de niveau prévue le 21 septembre, une offre sera mise sur la table pour revenir sur « la libéralisation totale » des droits de plantation. Les conditions et les modalités sont encore à préciser, mais il est question d’élaborer un système « flexible » pour répondre à la fois à la demande du monde viticole et aux nécessités du marché.
Les États et les professionnels seront consultés dans les semaines à venir pour parvenir à un texte de compromis. La Commission souhaite que le dossier soit inclus dans la réforme de la politique agricole commune.