Vignes : les députés veulent maintenir un système d’autorisation

Les députés français se sont de nouveau opposés à la libéralisation des plantations de vignes, pourtant acceptée par la France en 2008.

EURACTIV.fr

Les députés français se sont de nouveau opposés à la libéralisation des plantations de vignes, pourtant acceptée par la France en 2008.

Le dossier n’est pas neuf. En 2008, après de longs débats, les États et les institutions européennes étaient tombés d’accord sur une libéralisation progressive du droit de plantation des vignobles. 

Aujourd’hui, pour planter de nouveaux pieds de vignes, des autorisations sont requises. D’ici 2018, elles doivent avoir disparu.

Dramatique 

Cette perspective n’enchante pas les députés français qui viennent d’enregistrer au sein de la commission affaires économiques une « proposition de résolution européenne » pour revoir cette règle et maintenir ces contraintes.

Selon les élus, la libéralisation des droits de plantation pourrait entraîner des délocalisations des vignobles et des « répercussions dramatiques sur l’activité vitivinicole de certains territoires ». 

Réforme de la PAC

En mettant un terme à cette réglementation, c’est le « fondement d’un équilibre économique, social, environnemental et territorial » qui serait menacé.

Le secteur viticole représente 189 000 emplois en France. Pour permettre ce retour en arrière, le texte propose de glisser cette nouvelle réforme dans celle de  la politique agricole commune après 2013, actuellement négociée à Bruxelles.

Alliés européens 

En 2010, la France avait déjà remis à la Commission européenne un rapport de mission qui pointait du doigt les menaces de cette libéralisation. Dans cette lutte d’influence, Paris n’est pas seule. D’autres grands pays producteurs de vin se sont ralliés à son point de vue, en particulier l’Espagne. 

La classe politique est unanime, députés et sénateurs, de gauche et de droite, tous demandent le maintien des autorisations.

Un rapport d’étape de la Commission est attendu pour 2012.