Vladimir Poutine se dit prêt à ne pas attaquer les installations nucléaires ukrainiennes
Le président russe Vladimir Poutine s’est dit prêt à respecter les normes de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) et à ne pas mener d’offensives contre des installations nucléaires civiles, a indiqué l’Elysée.
Le président russe Vladimir Poutine s’est dit prêt à respecter les normes de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) et à ne pas mener d’offensives contre des installations nucléaires civiles, a indiqué l’Elysée.
Suite à l’attaque de la centrale nucléaire de Zaporizhia vendredi 4 mars, le président Emmanuel Macron a eu un long appel d’une heure et 45 minutes avec le président Poutine dimanche 6 mars.
Au cours de cet appel, M. Macron a rappelé à son homologue russe la nécessité de garantir la sécurité des centrales nucléaires dans les zones de conflit et qu’« aucune offensive contre ces installations ne peut avoir lieu ».
En réponse, le président russe a assuré que « ce n’était pas son intention » de mener de telles attaques et qu’il était « prêt à respecter les normes de l’AIEA », selon l’Elysée. La Russie et l’Ukraine sont toutes deux membres de l’AIEA.
Interrogé par EURACTIV France, l’Élysée a rappelé que, quel que soit le point de vue de chacun sur la crise, « la plus grande responsabilité de tous », et en particulier de M. Poutine, est requise en matière de sécurité nucléaire.
Dans le contexte actuel, il est absolument nécessaire « d’obtenir des engagements de la part de la Russie et de l’Ukraine, sous la supervision de l’Agence [AIEA], pour mettre ces installations nucléaires hors du conflit », a également déclaré le palais présidentiel. Cela implique que le directeur général de l’AIEA, Rafael Grossi, fasse des propositions sur la sécurité des installations nucléaires civiles en Ukraine, ajoute-t-on.
Contactée par EURACTIV France, l’AIEA a rappelé que s’il n’y a eu « aucune émission de radiations de la centrale nucléaire de Zaporizhia », il est nécessaire de maintenir « l’intégrité physique des installations » et d’assurer une « alimentation électrique hors site sécurisée ».
Le Conseil des gouverneurs de l’AIEA doit se réunir lundi 7 mars. Ce devrait être l’occasion pour lui de détailler les propositions attendues par les autorités françaises et européennes.