Entre G2 et G20, l’Europe face à la crise financière

A l’aube du G20 de Pittsburgh, l’Institut Montaigne s’interroge sur l’incidence de la relation sino-américaine sur la réforme du système financier international. Tirant les leçons d’une Europe affaiblie par la crise, les auteurs appellent à un renforcement du moteur franco-allemand.

A l’aube du G20 de Pittsburgh, l’Institut Montaigne s’interroge sur l’incidence de la relation sino-américaine sur la réforme du système financier international. Tirant les leçons d’une Europe affaiblie par la crise, les auteurs appellent à un renforcement du moteur franco-allemand.

Un an après la faillite de Lehman Brothers, la crise du siècle semble déjà passée de mode. Pourtant, les mêmes causes recommencent à produire les mêmes effets. Surendettement, cette fois-ci des États, bulles spéculatives, bonus records dans les banques d’affaires : le système financier mondial est loin d’être guéri.

Six mois après la Note Reconstruire la finance pour relancer l’économie, l’Institut Montaigne formule trois propositions pour le prochain G20 : une initiative pour stabiliser le système monétaire mondial ; la remise à plat des systèmes de rémunération dans la finance ; l’organisation de stress-tests pour les établissements bancaires du G20. Mais la crise a fait une nouvelle victime, inattendue : l’Europe, devenue l’homme malade du monde. Pour exister à nouveau face aux États-continents, l’Union européenne doit cesser d’être un nain diplomatique, économique et politique.

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