Paul Goldschmidt : La livre, l’euro et le dollar : propos iconoclastes

Face à la crise financière et aux fluctuations sur le marché des changes, Paul Goldshmidt, ancien administrateur de Goldman Sachs International et ancien directeur à la Commission européenne, évoque, dans une analyse publiée l’Institut Thomas More, les avantages qui découleraient d’une stabilité des cours entre la livre et l’euro.

Face à la crise financière et aux fluctuations sur le marché des changes, Paul Goldshmidt, ancien administrateur de Goldman Sachs International et ancien directeur à la Commission européenne, évoque, dans une analyse publiée l’Institut Thomas More, les avantages qui découleraient d’une stabilité des cours entre la livre et l’euro.

Le marché des changes est soumis à d’importantes fluctuations, ce qui pourrait lui valoir de devenir le nouveau centre de la crise financière. La volatilité de la livre et du dollar est particulièrement emblématique de ce malaise.

Paul Goldschmidt analyse les raisons de la chute vertigineuse enregistrée par la livre sterling et souligne, à cet effet, la réaction négative des marchés au plan de relance de Gordon Brown. Il revient également sur les origines de la forte hausse du dollar en juillet et du repli qui a suivi en novembre.

Dans le contexte de la crise financière, cette dépréciation de la monnaie apparaît comme une forme de protectionnisme déguisé. La politique menée par le Royaume Uni et les États-Unis remet donc en cause les acquis du G20.

Une solution efficace, bien qu’iconoclaste, pour parer au danger encouru par le marché des changes, consisterait à profiter de la quasi parité livre/euro pour établir un Currency board entre les deux monnaies. Cette stabilisation serait avantageuse pour les deux parties et pourrait même, à terme, être un premier pas du Royaume Uni vers l’Union Economique et Monétaire.

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