A son tour, l’UE est mise sous surveillance par Standard and Poor’s

Après avoir placé 15 pays de la zone euro sous surveillance avec perspective négative, Standard and Poor’s vient de faire de même avec l’Union européenne. Selon le Wall Street Journal, certaines banques centrales plancheraient sur des scénarios de sortie de l’euro.

EURACTIV.fr
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Après avoir placé 15 pays de la zone euro sous surveillance avec perspective négative, Standard and Poor’s vient de faire de même avec l’Union européenne. Selon le Wall Street Journal, certaines banques centrales plancheraient sur des scénarios de sortie de l’euro.

Les mises sous surveillance se suivent et se ressemblent. Standard and Poor’s (S&P) vient de placer l’Union européenne, elle-même sous surveillance, avec toujours la même perspective négative. 

Logique imparable 

En tant qu’entité indépendante, l’UE n’est pas endettée puisqu’elle n’est pas autorisée à le faire. Mais l’agence américaine considère que la note pourrait être baissée si plusieurs de ses membres perdaient leur AAA. Son budget dépend effectivement des dotations financières des 27. 

Dans la foulée, S&P a ajouté que de grands groupes bancaires de la zone euro pourraient subir le même sort. Ils viennent donc aussi d’être placés sous perspective négative. Dans la liste des banques concernées, on retrouve BNP Paribas, BRED-Banque Populaire, Crédit Foncier, Natixis et Commerzbank.

La logique parait imparable puisque dans son communiqué, l’agence précise que sa décision « fait suite à celle de mettre sous surveillance avec implication négative 15 membres de la zone euro ». Elle ajoute aussi que d’autres banques pourraient suivre. 

Préparatifs de sortie 

De son côté, le Wall Street Journal vient de publier un article sur les préparatifs qu’effectueraient certaines banques centrales nationales en cas d’explosion de la zone euro.  

La banque d’Irlande étudierait de près ses capacités d’impression si elle devait émettre de nouveau sa propre monnaie. « Ce qui souligne à quel point la situation s’est détériorée », précise le quotidien qui ajoute que « la mise en place de l’euro » a nécessité une « armée d’experts » pendant des années. « Démanteler le bloc se ferait, au mieux, dans le désordre ».

Le retour aux monnaies nationales provoquerait aussi le chaos sur les marchés financiers. La semaine dernière, c’était le Financial Times qui annonçait que certaines entreprises se préparaient aussi à la fin de l’euro. 

Aujourd’hui et demain, les chefs d’État et de gouvernement se réunissent à Bruxelles pour tenter de trouver une solution de sortie de crise.