Accord UE/Mercosur : le respect de l'environnement est "crucial", selon Josep Borrell

Le respect de l'environnement est « crucial » pour permettre la ratification de l'accord commercial entre l'UE et le Mercosur, a déclaré jeudi 4 novembre à Brasilia le chef de la diplomatie européenne, Josep Borrell.

Borrell reiterates in Brazil his confidence in the EU-Mercosur agreement
« J'encourage fermement le Brésil à tenir les engagements pris cette année, notamment les plus récents, à l'occasion de la COP26 », a déclaré Josep Borrell à l'issue d'une réunion avec le ministre des Affaires étrangères brésilien Carlos França.  [<a href="https://webgate.epa.eu/webgate" target="_blank" rel="noopener">Joedson Alves/EPA</a>]

Le respect de l’environnement est « crucial » pour permettre la ratification de l’accord commercial entre l’UE et le Mercosur, a déclaré jeudi 4 novembre à Brasilia le chef de la diplomatie européenne, Josep Borrell.

« J’encourage fermement le Brésil à tenir les engagements pris cette année, notamment les plus récents, à l’occasion de la COP26 », a-t-il dit à l’issue d’une réunion avec le ministre des Affaires étrangères brésilien Carlos França.

M. Borrell a insisté sur le fait que le Brésil devait « montrer un maximum d’ambition » dans la préservation de l’environnement.

« C’est un aspect crucial pour que (la ratification) de l’accord soit conclue avec succès. Nous travaillons avec nos partenaires du Mercosur pour apporter les clarifications nécessaires sur un engagement commun sur ce sujet » de l’environnement, a-t-il ajouté.

« Cet accord, une fois ratifié, sera la garantie des plus hauts standards de protection environnementale, tout en apportant des grands avantages socio-économiques pour nos deux régions », a déclaré de son côté le ministre M. França.

Conclu en juin 2019 après vingt ans de négociations, ce traité de libre-échange avec les quatre pays du Mercosur (Brésil, Argentine, Uruguay, Paraguay) a suscité une vague de critiques en Europe, notamment de la part du secteur agricole et des écologistes.

Négocié par la Commission européenne au nom des pays de l’UE, le traité ne sera définitivement entériné qu’après avoir été ratifié par les Parlements de l’ensemble des 27 Etats membres.

Certains pays, dont la France et l’Allemagne, se sont montrés réticents, doutant en particulier de l’engagement du Brésil à protéger l’environnement, surtout avec l’augmentation de la déforestation et des incendies en Amazonie sous la présidence du président d’extrême droite Jair Bolsonaro, arrivé au pouvoir en 2019.

Sous le feux des critiques pour sa politique environnementale, le Brésil a annoncé lundi (1er novembre) lors de la COP26 à Glasgow, en Ecosse, des objectifs plus ambitieux en matière de réduction des émissions de CO2 et de lutte contre la déforestation.

« Nous comptons sur votre engagement, le monde a besoin de vous voir agir et nous sommes prêts à continuer à soutenir des mesures concrètes et ambitieuses », a résumé Josep Borrell, qui a ensuite rencontré le président Bolsonaro à huis clos.