Adhésion de la Turquie à l'UE : l'obstacle référendaire
La présidence néerlandaise a critiqué les projets français et autrichien d'organiser des référendums sur la question de l'entrée de la Turquie dans l'Union européenne.
La présidence néerlandaise a critiqué les projets français et
autrichien d’organiser des référendums sur la question de l’entrée
de la Turquie dans l’Union européenne.
Le chancelier autrichien Wolfgang Schüssel a annoncé, vendredi
17 décembre, que son pays organiserait un référendum au sujet de
l’entrée de la Turquie dans l’Union européenne. L’Autriche est,
après la France, le 2ème Etat membre de l’UE à décider la tenue
d’un référendum sur cette question.
Le 1er octobre dernier, le président français Jacques Chirac
avait demandé à son gouvernement de préparer un amendement
constitutionnel rendant obligatoire la tenue d’un référendum avant
l’entrée de tout nouvel Etat au sein de l’UE. Cette nouvelle
disposition ne s’appliquerait pas à la Roumanie, à la Bulgarie et à
la Croatie, pays considérés comme les trois prochains entrants dans
l’Union.
Le ministre néerlandais des affaires étrangères Bernard Bot a
mis en garde les dirigeants européens contre les conséquences
négatives d’une telle modification des règles. « Nous n’avons jamais
dit aux Turcs, que ce soit en 1999 ou en 2002, qu’un référendum les
attendrait à la fin du processus [d’adhésion]. Nous devons être
justes », aurait affirmé M. Bot dans une déclaration reprise par
l’International Herald Tribune.
Le Conseil européen a fixé au 3 octobre 2005 la date d’ouverture
des négociations d’adhésion avec la Turquie. Les dirigeants
européens ont décidé que l’issue des négociations demeurerait
« ouverte » (le résultat du processus ne pouvant être garanti à ce
stade) et n’interviendrait, en tout état de cause, pas avant
2014.