Avoirs russes : le Premier ministre belge rallie le soutien de son pays contre la proposition de l’UE
Bart De Wever a été ovationné par les députés belges lorsqu’il a rejeté les suggestions selon lesquelles il serait moins pro-européen ou pro-ukrainien pour avoir exprimé ses inquiétudes concernant le projet de la Commission européenne d’utiliser les avoirs russes gelés pour garantir un prêt de réparation à Kiev.
« Nous sommes des Européens loyaux. Nous soutenons loyalement l’Ukraine. Nous choisirons toujours la paix, la liberté et la démocratie », a déclaré Bart De Wever devant la Chambre, après avoir exprimé son regret face aux tentatives internationales visant à suggérer le contraire.
Le Premier ministre nationaliste conteste la proposition de la Commission visant à réaffecter 140 milliards d’euros d’actifs russes immobilisés en Europe lors de la dernière réunion des dirigeants de l’UE en octobre. Son soutien à cette proposition est crucial, car la majeure partie des avoirs russes est détenue par Euroclear, dont le siège se trouve en Belgique.
Ce projet devrait dominer le dernier sommet du Conseil européen de l’année, le 18 décembre. Mercredi 3 décembre, l’exécutif européen a présenté la dernière version de sa proposition.
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Bart De Wever a reconnu que la Commission avait fait un pas en avant pour répondre à ses préoccupations, sans toutefois les satisfaire pleinement.
« N’importe quel pays dans notre situation ferait exactement les mêmes demandes », a-t-il insisté.
Ces demandes consistent à ce que les États de l’UE fournissent immédiatement et collectivement des liquidités pour couvrir le montant détenu par Euroclear en cas de levée des sanctions contre Moscou, à ce qu’ils partagent le fardeau des éventuelles contestations judiciaires et à ce que les autres pays occidentaux détenant des actifs russes s’engagent à prendre des dispositions similaires.
Theo Francken, ministre belge de la Défense membre du même parti que Bart De Wever — la Nouvelle Alliance flamande (N-VA) — a rapidement apporté son soutien à ce dernier, voyant le débat comme opposant la Belgique à l’Union européenne.
L’UE doit selon lui « tenir compte de la Belgique ». « Nous sommes les fondateurs et les hôtes de l’Union », a-t-il écrit sur X.
Ce soutien pour Bart De Wever aura certainement attiré l’attention de la présidente de la Commission, Ursula von der Leyen, qui doit rencontrer aujourd’hui le Premier ministre belge et le chancelier allemand Friedrich Merz — un autre fervent défenseur du prêt de réparation basé sur les avoirs russes détenus en Belgique.