Banque centrale européenne : l’Italie ne changera pas sa politique économique sous Giorgia Meloni

À la suite de la victoire de l’alliance de droite menée par la candidate d’extrême droite Giorgia Meloni en Italie, le vice-président espagnol de la BCE, a exprimé lundi son espoir de voir le pays poursuivre sa trajectoire économique actuelle.

EuroEFE avec EURACTIV.com
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Au cours d’une conférence organisée à Madrid, Luis de Guindos a déclaré que, selon lui, un futur gouvernement avec Mme Meloni comme Première ministre « va suivre la même voie (économique) » qu’actuellement. [EPA-EFE/Javier Lizon]

À la suite de la victoire dimanche (25 septembre) de l’alliance des droites et de l’extrême droite menée par Giorgia Meloni en Italie, Luis de Guindos, ancien vice-président espagnol de la Banque centrale européenne (BCE), a exprimé lundi (26 septembre) son espoir de voir le pays méditerranéen poursuivre sa trajectoire économique actuelle.

[L’article a été modifié à 10:52 pour préciser que M. de Guindos est ancien vice-président de la BCE, et non actuel]

Au cours d’une conférence organisée à Madrid, M. de Guindos a déclaré que, selon lui, un futur gouvernement avec Mme Meloni comme Première ministre « va suivre la même voie (économique) » qu’actuellement.

Il a estimé que la victoire de l’alliance de droite en Italie était « le résultat d’un processus démocratique » et a souhaité « bonne chance » au nouveau gouvernement.

Il a également profité de l’occasion pour saluer la « bonne évolution » de l’économie italienne grâce à la présence de l’ancien président de la BCE, Mario Draghi, au poste de Premier ministre italien.

L’économie italienne « a fait mieux que la moyenne européenne au cours des deux dernières années », a souligné M. De Guindos, en soulignant le fait qu’elle a déjà retrouvé son niveau de revenus d’avant la pandémie et que le pays applique les fonds du plan de relance de l’UE « NextGenerationEU » « avec un grand professionnalisme », a rapporté le quotidien économique Cinco Días.

La situation du système bancaire italien « s’est améliorée » et le niveau des créances douteuses n’est que de 3 % environ, a-t-il ajouté.

L’ancien vice-président de la BCE et ancien ministre des Finances du Parti populaire de centre droit (PP/PPE) en Espagne, a toutefois reconnu que l’Italie « a un problème de dette publique ». Il a par ailleurs réaffirmé que le meilleur moyen de relancer la croissance économique dans l’UE était de maîtriser rapidement l’inflation.

La BCE a annoncé le 8 septembre une hausse record de ses taux afin de tenter de modérer l’inflation record dans la zone euro et de nouvelles hausses de taux sont attendues avant la fin de l’année.

Le Conseil des gouverneurs de la BCE a procédé à la mise à jour de ses projections macroéconomiques trimestrielles au début du mois, dans lesquelles il indique, sans le mentionner expressément, que la zone euro entrera dans ce que l’on appelle la « stagflation », c’est-à-dire la stagnation de l’économie.

Face à cette situation, M. De Guindos a souligné l’urgence de mettre en œuvre des mesures palliatives pour les personnes à faibles revenus, particulièrement touchées par la forte inflation. Ces personnes consacrent en effet presque 100 % de leur revenu total à la consommation, a-t-il ajouté.