Barack Obama estime que l’UE n’a pas su prendre de mesures décisives face à la crise

  Le président américain, Barack Obama, a déclaré jeudi (10 mai) que l’Europe était toujours dans une situation économique difficile, en partie parce qu’elle n’avait pas su prendre certaines décisions comme les Etats-Unis l’avaient fait. Il s'agissait notamment d'un programme de relance budgétaire à grande échelle et de l'action agressive de la Réserve fédérale, la banque centrale américaine.

EURACTIV.fr / Reuters

 
Le président américain, Barack Obama, a déclaré jeudi (10 mai) que l’Europe était toujours dans une situation économique difficile, en partie parce qu’elle n’avait pas su prendre certaines décisions comme les Etats-Unis l’avaient fait. Il s'agissait notamment d'un programme de relance budgétaire à grande échelle et de l'action agressive de la Réserve fédérale, la banque centrale américaine.

Lors d'une collecte de fonds qui a ressemblé 70 personnes à Seattle, M. Obama a déclaré que les difficultés de l'Europe pouvaient affecter la croissance économique américaine, avant de mentionner les prix de l'essence comme une autre conséquence négative éventuelle.

« Nous rencontrons encore des difficultés. L' Europe demeure […] dans une situation difficile, en partie parce qu'elle n'a pas su prendre certaines des mesures décisives que nous avons prises au début de cette période de récession », a déclaré le président lors de l'évènement qui s'est déroulé dans une résidence privée.

« Les prix de l'essence dérangent toujours beaucoup de personnes », a-t-il ajouté à propos de l'économie américaine. « Le marché de l'immobilier est toujours très fragile dans notre pays. Mais la bonne nouvelle, c'est que la tempête est passée. »

La santé de l'économie américaine pourrait s'avérer un élément décisif pour Barack Obama qui espère être réélu le 6 novembre prochain. Son adversaire républicain, Mitt Romney, a accusé les démocrates d'avoir un sens des affaires trop peu développé pour sortir les États-Unis de la récession et faire baisser le taux de chômage.

M. Obama n'a pas donné plus de précisions quant aux mesures économiques que l’Europe aurait dû prendre. Un haut fonctionnaire du gouvernement a toutefois cité en exemple les tests de résistance anticipés des banques, l'obligation pour les banques de renforcer leurs réserves de capitaux et la réaction agressive de la Réserve fédérale, la banque centrale américaine.

L’Organisation de coopération et de développement économiques a tiré la sonnette d'alarme quant à la différence entre les Etats-Unis et l'UE en matière de croissance et de taux de chômage. Aux Etats-Unis, le taux de chômage est tombé à 8.2 % en mars 2012 alors qu'il atteignait le nouveau taux record de 10,9 % dans la zone euro.