Belgique : quatre partis dévoilent leur programme pour les élections 2024

Ce week-end, le Parti du travail de Belgique (La Gauche), le Mouvement Réformateur (Renew), le parti Démocrate fédéraliste indépendant, ainsi que la Nieuw-Vlaamse Alliantie (Conservateurs et Réformistes européens) ont fait leur rentrée politique, l’occasion pour eux de présenter leurs programmes.

Euractiv.com
Far-left PTB/ PVDA party holds May 1st meeting in Brussels
C’est le PTB qui a ouvert le bal samedi (9 septembre). L’occasion pour son président, Raoul Hedebouw, de présenter la mesure phare de sa campagne : une TVA à 0 % sur l’alimentation, où l’on observe depuis plusieurs mois des prix élevés.

Ce week-end, le Parti du travail de Belgique (PTB, La Gauche), le Mouvement Réformateur (MR, Renew), le parti Démocrate fédéraliste indépendant (DéFI), ainsi que la Nieuw-Vlaamse Alliantie (N-VA, Conservateurs et Réformistes européens) ont fait leur rentrée politique, l’occasion pour eux de présenter leurs programmes politiques.

C’est le PTB qui a ouvert le bal samedi (9 septembre). L’occasion pour son président, Raoul Hedebouw, de présenter la mesure phare de sa campagne : une TVA à 0 % sur l’alimentation, où l’on observe depuis plusieurs mois des prix élevés.

« Près de 15 % d’augmentation en un an… Ce n’est pas possible de payer de plus en plus cher pour les fruits, des pâtes, du riz, ou des légumes comme on le fait en Belgique depuis quelques années », a-t-il déploré lors de la dernière édition de ManiFiesta, le rassemblement politique et festif du parti.

Durant son discours, il a déploré l’absence d’actions du gouvernement, et notamment de blocage de prix, alors que « les profits des multinationales de l’agrobusiness explosent ».

La même journée, le Mouvement Réformateur a également lancé sa campagne pour les prochaines élections. Le président du MR, Georges-Louis Bouchez, a axé son programme sur deux angles : l’emploi et la sécurité.

Il a notamment pointé du doigt les politiques sociales comme responsables du taux de chômage en Wallonie. « Nous pouvons être plus stricts en politique sociale, dans les règles de chômage, parce que cette politique sociale devient destructrice de bien-être et condamne des individus à rester dans l’assistanat toute leur vie », a-t-il notamment déclaré lors du congrès du parti.

Il a également réaffirmé sa volonté de diminuer les dépenses publiques, et veut déposer lors de la prochaine formation du gouvernement « une réforme fiscale de 8 milliards d’euros ». Sur le plan de la sécurité, M. Bouchez a plaidé en faveur d’une Europe de la défense, en soulignant la nécessité d’une « aile européenne au sein de l’OTAN ».

La sécurité était également au programme de François De Smet, président du parti DéFI.

Cependant, ce dernier a souligné que sans une réaffirmation de l’État et de son autorité, la sécurité ne pourrait être assurée.

« Il est temps de retrouver le sens de l’État, de réaffirmer son autorité, et de le renforcer », a-t-il déclaré, selon la RTBF. Il a également souligné l’importance d’améliorer les gestions des entités francophones, afin de contrecarrer la montée du nationalisme flamand.

Il s’agit là d’un thème souvent abordé par Bart de Wever, président de la NV-A, qui n’a pas manqué de le rappeler lors du lancement de campagne de son propre parti : « Au niveau fédéral, rien ne va plus. La Belgique se précipite, sans gouvernail, vers le gouffre financier ».

Ce dernier a souligné le caractère « extrêmement important » des élections, avant de se déclarer de nouveau favorable à la mise en place d’un gouvernement fédéral soutenu par les entités fédérées, après les élections de 2024, a rapporté Belga.

S’il envisage une coalition des partis flamands Open VLD (Renew) et CD&V (PPE), il a précédemment déclaré refuser catégoriquement toute alliance avec l’extrême droite.