Ce qu’il faut retenir du débat de ce mercredi sur France 2
Que retenir du débat des candidats aux européennes du 22 mai. Résumé de notre partenaire, Ouest-France.
Que retenir du débat des candidats aux européennes du 22 mai. Résumé de notre partenaire, Ouest-France.
Le double débat organisé sur France 2 et France Inter, dans le cadre de «L’Émission politique», a donc vu successivement s’affronter les six candidats des partis donnés comme « majeurs » par les sondages, puis les neuf des formations auxquelles les enquêtes d’opinion donnent moins de 5 %.
L’Émission politique de ce mercredi 22 mai a réuni des chefs de partis et des têtes de listes aux élections européennes, qui ont tenté sur France 2 de mobiliser leur électorat dans un débat divisé en deux parties.
D’abord les six têtes de listes qui font la course en tête dans les sondages : François Bayrou (LREM-MoDem), Marine Le Pen (RN), Laurent Wauquiez (LR), Yannick Jadot (EELV), Manon Aubry (LFI) et Raphaël Glucksmann (PP-PS).
Puis les neuf autres représentants suivants : Ian Brossat (PCF), Florian Philippot (Les Patriotes), Nathalie Arthaud (Lutte ouvrière), Nicolas Dupont-Aignan (DLF), François Asselineau (UPR), Guillaume Balas (Génération-s), Jean-Christophe Lagarde (UDI), Dominique Bourg (Urgence écologie) et Francis Lalanne (Alliance Jaune).
À noter que Benoît Hamon (Génération-s), Jean-Christophe Lagarde (UDI) et Nicolas Dupont-Aignan (DLF) ont débattu ce mercredi sur le site de Yahoo, peu avant le débat organisé sans eux par France 2 et France Inter.
Les débats ont été marqués par d’inévitables passes d’armes. Voici les points marquants de cette soirée.
Le Pen mouche Wauquiez, d’autres candidats raillent le duel
Marine Le Pen s’est moquée de Laurent Wauquiez, qui lui rappelait son débat jugé raté de la présidentielle, en lui souhaitant d’accéder « un jour », comme elle, au second tour de ce scrutin.
« M. Wauquiez, quand il s’agit d’augmenter le pouvoir d’achat, pour vous, il n’y a jamais les moyens », a lancé la présidente du Rassemblement national au président des Républicains.
Les échanges portaient sur une TVA à 0 % sur les produits de première nécessité, mesure sur laquelle les six participants ont voté « pour », sauf le président des Républicains.
Alors que Laurent Wauquiez évoquait « des promesses qui n’ont pas de sens », Marine Le Pen lui a demandé de la « laisser parler ». « Je sais que vous êtes un peu stressé, mais laissez-moi parler », a-t-elle ajouté.
Le chef de LR lui a alors fait remarquer qu’elle était, selon lui, « agressive », en se demandant si la finaliste malheureuse de la présidentielle en 2017 n’était « pas à nouveau dans ce tempérament du second tour de la présidentielle », dans une allusion au débat jugé raté de Marine Le Pen face à Emmanuel Macron.
« Vous savez quoi, M. Wauquiez ? J’espère qu’un jour vous aurez la possibilité de faire un débat au second tour de la présidentielle », lui a-t-elle rétorqué.
Marine Le Pen (RN) répond aux attaques de Laurent Wauquiez (LR, Les centristes, Le Nouveau Centre, CPNT) : "Vous savez quoi, monsieur Wauquiez ? J'espère que vous aurez un jour la possibilité de faire un débat au second tour de la présidentielle !" #LEmissionPolitique pic.twitter.com/MP5458tZm1
— L'Événement (@LevenementFTV) May 22, 2019
Le chef de file des écologistes d’EELV, Yannick Jadot, s’est alors exclamé que « franchement, ils sont très bien ensemble », quand la tête de liste Insoumise, Manon Aubry, a tenté de s’immiscer dans l’échange : « Coucou, on est là ! ».
Duel Aubry-Glucksmann sur la TVA des produits de première nécessité
Les têtes de liste de La France insoumise Manon Aubry et du PS-Place publique Raphaël Glucksmann se sont affrontées, eux, sur les produits de première nécessité, le second estimant que les traités européens n’empêchent pas de l’instaurer.
De son côté, Laurent Wauquiez s'est prononcé "contre" car il est favorable à une "barrière écologique" européenne (Proposition 31 du programme de la liste LR, Les centristes, Le Nouveau Centre, CPNT) https://t.co/4pY5O0tdnC pic.twitter.com/QqwkQdZLo5
— L'Événement (@LevenementFTV) May 22, 2019
Alors qu’était demandé aux candidats s’ils étaient pour cette suppression de la TVA pour des produits comme le pain ou le savon, Manon Aubry a lancé : « Ça ferait une différence pour les neuf millions de pauvres […], mais dans le cadre européen actuel il y a une directive qui empêche de faire un taux de TVA à moins de 5 %, et on touche du doigt l’impossibilité en matière fiscale de faire de l’harmonisation juste » en Europe.
D’où « la nécessité de changer les règles et les traités européens », selon l’Insoumise.
« Pas besoin de sortir des traités pour négocier une TVA à 0 % », a répliqué Raphaël Glucksmann, ajoutant : « Dans le cadre de ces traités on peut avoir une politique fiscale différente, on peut faire des coopérations renforcées, une fiscalité plus juste. Mais il faut établir un rapport de force et c’est l’enjeu de ces élections ».
