Covid-19 : ce qu’il faut retenir des annonces de Jean Castex
Le Premier ministre Jean Castex et le ministre de la Santé Olivier Véran ont tenu lundi (6 décembre) une conférence presse pour annoncer de nouvelles mesures sanitaires pour tenter de faire face à la cinquième vague de Covid-19.
Le Premier ministre Jean Castex et le ministre de la Santé Olivier Véran ont tenu, lundi (6 décembre), une conférence presse pour annoncer de nouvelles mesures sanitaires afin de tenter de faire face à la cinquième vague de Covid-19.
À la suite d’un nouveau conseil de défense ayant eu lieu plus tôt dans la journée, Jean Castex a présenté lundi soir une série de restrictions sanitaires sans pour autant avoir recours à des mesures « disproportionnées ».
Le but étant notamment de permettre aux hôpitaux « de tenir le choc dans les prochaines semaines », a-t-il précisé, lors d’un discours qui sonnait comme un dernier avertissement.
Parmi les principales annonces du Premier ministre : fermeture des boîtes de nuit pour les quatre prochaines semaines, vaccination des 5-11 ans recommandée, télétravail fortement encouragé et protocole sanitaire renforcé dans les écoles.
La cinquième vague de Covid-19 frappe de plein fouet la France qui avoisine les 50 000 nouveaux cas quotidiens, notamment à cause de la propagation rapide du variant delta. « Nous sommes à des niveaux supérieurs à ce que nous avions connu lors des précédentes vagues », a alerté Jean Castex.
À l’heure actuelle, plus de 11 000 personnes sont hospitalisées. « En baissant seulement de 10 % le taux de transmission du virus, l’hôpital pourrait sortir de la zone de danger », a rappelé Jean Castex.
Côté vaccination, le gouvernement continue sa campagne. Si Jean Castex et Oliver Véran ont commencé par féliciter les quelque 52 millions de Français qui se sont « massivement vaccinés », ils ont néanmoins insisté sur l’importance de la dose de rappel.
« Nous savons que si le vaccin limite les risques de contamination et protège très bien contre les formes graves, il perd en efficacité avec le temps », a martelé le Premier ministre, rappelant qu’ « être vacciné n’exclut pas d’attraper le virus et donc de le diffuser ».
Depuis huit jours, toute personne âgée de 18 ans et plus peut faire une dose de rappel.
L’EMA sur la même longue d’onde
Au niveau européen, même son de cloche. Le 30 novembre dernier, l’Agence européenne du médicament (EMA) s’est positionnée en faveur d’une dose de rappel des deux vaccins ARN (Pfizer et Moderna).
Cette recommandation s’applique « aux personnes dont le système immunitaire est gravement affaibli ainsi qu’à la population générale de plus de 18 ans », a précisé Emer Cooke, la directrice exécutive de l’Agence.
Avant d’ajouter, cependant, que « les États membres décident du déploiement spécifique de ces rappels en fonction de leurs campagnes de vaccination et de la capacité de leurs systèmes de santé nationaux ».
Quelques jours auparavant, le jeudi 25 novembre, l’EMA avait recommandé l’approbation de la vaccination chez les enfants âgés de 5 à 11 ans par la Commission européenne, qui doit maintenant rendre son verdict.
La stratégie vaccinale européenne des plus jeunes semble s’accélérer puisque des doses du vaccin Pfizer/BioNTech pour enfants seront disponibles dans l’UE dès le 13 décembre prochain, a annoncé Ursula von der Leyen mercredi (1er décembre) dernier.
En France, la vaccination sera ouverte à tous les enfants vulnérables âgés de 5 à 11 ans, à partir du 15 décembre.
Une mesure que le gouvernement souhaiterait voir appliquer à tous les enfants âgés de 5 à 11 ans dès le début de l’année 2022, « sur la base du volontariat », a précisé Olivier Véran.
Pour cela, il faut la décision finale de la Haute Autorité de santé et du Comité consultatif national d’éthique.
Enfin, le Premier ministre a évoqué les fêtes de fin d’année. S’il n’interdit pas officiellement les rassemblements, les cérémonies de voeux et les pots de départ, il en appelle, cependant, à la responsabilité de chacun et conseille de les reporter.
« Mon message est très simple : jusqu’aux fêtes de fin d’année, on arrête, on lève le pied, on se protège et on protège ainsi notre capacité à profiter de Noël », a-t-il conclu.